Je remets une chouquette dans le nourrain !

Je vous entends déjà râler d’ici. Si si, attendez, je vous retranscris la chose : « Quoi ? Les magazines du Goof (Brazil puis Brazil2 et Compact Crossroads puis Xroads, pour ne pas les nommer) de retour sur le net ? Lui qui a chié sur la toile —sans même s’essuyer après, en plus— pendant des années, il se fout de notre gueule ou quoi ?!… etc., etc. ». N’en jetez plus, le tonneau est déjà plein.

Hé ouais, nous revoilà… Différents mais identiques (avec plein de nouveautés : BD, bouquins, théâtre, photo et même une partie humoristes, parce qu’on se croit drôle en plus), avec la même volonté farouche de ne pas être pris pour des culs dans des champs de bites (pardon pour ceux qui ne seraient pas familiers de mon langage parfois fleuri, mais c’est comme ça, et pis c’est tout !) (sans rapport, je suis aussi un grand spécialiste de la parenthèse à répétition) (ou, vil faquin que je suis, de la parenthèse qui ne se referme jamais (voire (qui peut (s’o(u(v((rir plusieursfois… Et au passage l’envie de partager, d’être prescripteur et passeur, pour justement vous éviter à vous aussi les douleurs dans le fondement (et le compte en banque) (hop, une dernière parenthèse, pour la route) (en plus, je suis sûr qu’arrivé à « Et au passage… » vous aviez déjà oublié tout du début du paragraphe !!).

Soyons clairs, si vous recherchez des photos de gentils chatons ou du top de machin-bidule-truc, passez votre chemin, ici on encule le LOL, au propre comme au moins propre. D’ailleurs, de manière générale, nous avons décidé de ne pas adapter nos magazines à internet, mais au contraire d’adapter le net à feu ces magazines et à l’esprit pétri de passion et de militantisme bon teint qu’ils véhiculaient —même que cette dernière évocation nostalgique est belle à m’en arracher des larmes de joie. Tout ceci explique, en partie, le long temps de réflexion, puis de régurgitation, nécessaires à l’avènement de ce site. Et puis, on avait quand même autre chose à foutre, pour dire les choses comme elles sont. Dont acte.

Brazil3.0 donc (oui, après Crossroads qui héberge Brazil, aujourd’hui c’est l’inverse). Ce site, on l’a voulu le plus clair et simple possible. Et en réalité, on voit mal comment on aurait pu faire plus « light » ! Prioritairement, pour ne pas vous balancer une espèce de sapin de noël qui pique les yeux, mais aussi pour ne pas succomber à la course éperdue au clic en vigueur ici et là (surtout là, d’ailleurs). Enfin, parce que nous tenons à ce que nos envies restent hiérarchisées. Comme précédemment, avec les magazines papier, si nous voulons mettre l’accent sur une œuvre ou un artiste, nous le ferons. Mais si ledit papier est noyé au milieu de centaines d’autres, à quoi bon ? Nous allons donc continuer d’aller là où nous voulons, quand nous voulons et comme nous voulons —et surtout de ne pas aller ailleurs, même si l’herbe paraît plus verte ou dense ou que sais-je encore. Et nous allons même pouvoir le faire encore plus qu’avant, puisque pour le coup, nous n’avons vraiment plus rien à vous vendre (et que nous ne voulons pas de publicité ici, juste des partenariats) !…

Vous viendrez ici pour lire avant toute chose, et si ce que vous avez lu n’est pas trop pourri, vous reviendrez. Comme un magazine, en somme. Et comme dans un magazine, vous ne pourrez rien commenter. Si vous voulez vous déchiqueter les uns les autres avec des posts aux orthographes aléatoires et à la virulence aussi gratuite que débile, faites-le ailleurs. Hop, la polémique et le buzz, vous pouvez suivre les traces du LOL, en mode doggystyle s’il vous plait.

Bon, vous pouvez quand même nous écrire, nous ne sommes pas des sauvages (enfin pas trop), peut-être même que nous publierons le meilleur de nos futures relations épistolaires si tant est qu’elles aient le moindre intérêt (pour résumer : nous ne publierons rien, mais c’est gentil de nous dire que vous nous aimez —ou le contraire ! ahah).

Si vous n’aviez jamais lu ni Brazil ni Crossroads, ça n’est pas bien grave (mais ne vous étonnez pas de vous retrouver avec des rotules en mauvais état de marche, quand même). Nous sommes plutôt tolérants de nature, en tout cas un peu plus que les différents régimes politiques, religieux et même sociétaux actuellement en vigueur, et nous vous accueillons ici avec notre hospitalité légendaire. Bienvenue à tous ! (vous voyez, je n’invente rien).

Brazil2 et Xroads sont morts, vive Brazil3.0 ! (un petit cliché pour finir, ça ne gênera personne, le net en est rempli à ras la couscoussière).

Christophe Goffette