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What the hell is it this time ? [ITW SPARKS]

What the hell is it this time ? — SPARKS, L’INTERVIEW

par dkelvin

Sparks1

« Tu serais éventuellement dispo le 6 ou le 7 pour une interview des Sparks ? » m’écrit le Goof. Dispo quoi ? Sé ? Nible ? Les deux chef. Pourtant désormais peu avide de ce genre d’exercices où je n’excelle guère (trop bavard, j’en oublie souvent de poser des questions), hors de question de ne pas profiter du privilège de rencontrer les rares musiciens issus du début des années 70 dont la musique reste aussi intéressante, novatrice, créative et fraîche. Et puis leur nouvel album est bien parti pour entrer dans le cercle réduit de leurs meilleurs, ce qui est toujours plus excitant que lorsque l’artiste en question recycle indéfiniment son fond de catalogue.

Bref, nous voilà donc (avec kty, ma « collaboratrice »), en route pour la Villa Saint Germain des Prés, lieu qui sied divinement à ces deux immenses et cependant charmantes légendes vivantes, les plus frenchy de tous les Américains, les rock stars les plus élégamment mises de la planète. Nous avons 30 minutes et j’ai bien l’intention de leur faire évoquer quelques curiosités personnelles, certes anciennes, mais cela les changera qui sait des questions circulaires sur leur nouvel opus, sur Trump ou sur l’état du show-biz.


 

J’ai découvert votre musique en 1972, avec l’album Halfnelson, avant donc votre triomphe anglais. À l’époque, avec un ami d’enfance, nous écoutions tout ce que Todd Rundgren produisait, et comme il avait produit cet album… Comment s’est passé l’enregistrement avec lui ?

  • Russell. Ça a été la seule personne qui s’est intéressée à notre démo et qui a voulu nous faire signer avec un label, Bearsville d’Albert Grossman. Nous avions envoyé notre démo à tous les labels, mais personne n’en voulait, « si vous avez autre chose dans l’avenir », enfin bref toujours la même histoire. Todd a trouvé la démo étonnante. Et bien qu’il soit un grand producteur, il n’a pas voulu y changer quoi que ce soit, il souhaitait garder toutes les excentricités. Il a juste aidé sur le plan du son, car la qualité sonore de la démo n’était pas des meilleures.
  • Ron. Beaucoup de producteurs essaient de vous rendre plus palatable, mais Todd pensait que la musique était si forte et si intéressante qu’elle pourrait être palatable sans pour autant nécessiter des compromissions. C’était la première fois que nous rentrions dans un vrai studio, nous avions juste travaillé avec un deux pistes en enregistrant encore et encore, et là nous étions avec du multipistes et toutes sortes d’effets possibles. Mais en fait nous avons conservé l’esprit des démos, par exemple en tapant sur des boîtes en carton plutôt que d’utiliser des effets. Et puis nous nous sommes bien entendus avec lui, parce que même s’il est sérieux quand il s’agit de musique, il a cette dimension un peu… foutraque.
  • Russell. Oui c’est un gamin.

SPARKS3Mais vous n’avez jamais retravaillé avec lui.

  • Russell. Non, le second album a été enregistré par son ingénieur du son, Jim Lowe.

Et vous êtes restés en contact par la suite ?

  • Russell. Non, malheureusement pas.
  • Ron. Oui hélas, c’est la vie, on s’éloigne des gens. Mais nous l’aimons beaucoup. Il est un peu comme nous. Il passe d’une chose à l’autre sans arrêt, c’est incroyable.

Oui, ce n’est pas très éloigné de votre manière de faire, passer d’un style à l’autre, excepté peut être que vous faites désormais des disques plus séminaux que lui, enfin c’est mon opinion (rires de Ron et Russell  qui me remercient). En parlant de ces demos, qui portaient le nom de votre second album (NDR. A Woofer In Tweeter’s Clothes, en 1972), elles ne sont officiellement jamais sorties en disque, vous pensez qu’un jour ça pourrait se faire, sur un boxset par exemple ?

  • Russell. Peut-être. Mais nous avons tendance à penser que si quelque chose n’a pas trouvé sa place, c’est qu’il y a une raison. Du coup nous préférons les laisser en l’état, comme quelque chose d’historique, dans nos archives, mais on ne sait jamais.

Avez-vous beaucoup de morceaux inédits ou mettez-vous toutes les chansons que vous composez dans vos albums ?

  • Ron. Les choses que nous n’avons pas utilisées sont généralement dans un état de démo très rudimentaire. Nous n’avons pas beaucoup de chansons terminées inédites. Ce sont juste des petits bouts d’idées, des milliers. Nous en sortons toutefois toujours une au Japon, où il leur faut une chanson inédite.
  • Russell. Oui, les Japonais veulent toujours un morceau inédit, et il y a donc une version de l’album Hippopotamus avec un inédit. Et bien sûr pour l’avoir, il faudra hélas acheter la version japonaise. Elle sera sûrement online à un moment ou un autre.

Dans les seventies, il y avait les faces B des singles pour mettre des morceaux inédits. Et parfois les fans trouvaient que les faces B étaient les meilleurs morceaux (ils acquiescent).

  • Ron. Oui c’est exact, j’adorais ce concept de face B, vous pouviez tenter des choses qui étaient peut-être un peu plus expérimentales. C’est dommage qu’il n’y ait plus de place pour ce genre de choses maintenant.

Vous avez fait ça pour Lil Beethoven (NDR. En 2002), avec ce morceau magnifique intitulé « Wunderbar ».

  • Ron. En fait, c’était une commande. On nous avait demandé de participer à un album hommage consacré à Gunter Koch, un commentateur sportif allemand qui criait « Wunderbar » dès qu’il y avait un but. Ce type était si fameux en Allemagne que tout un album lui a été consacré.
  • Russell. Nous avons samplé certaines de ces expressions comme « Ouhlala » ou « Das ist fun ». Nous voulions faire quelque chose d’un peu différent des autres, qui était plutôt de la dance music.

Ce qui est étonnant, c’est que ce morceau, qui n’aurait pu être qu’un gag, est finalement très angoissant. Peut-être parce que je suis français et que ces cris allemands me font penser « ils reviennent » (rires de Ron et Russell).

  • Russell. J’aime beaucoup cette chanson moi aussi.

Je profite que l’on parle de cette chanson pour vous poser une question sur la musique militaire. Vous êtes l’un des rares groupes dans la rock music à utiliser les rythmes militaires, en tout cas de parades, il y a quelque chose dans votre enfance qui explique cela ? Votre père était Général ? (rires de Ron et Russell)

  • Ron. Non, il était même à l’opposé de cela. En fait il n’y a définitivement rien qui puisse expliquer cela, je n’ai vraiment aucune idée pourquoi. « Get In The Swing » (NDR. Sur Indiscreet, en 1975) est l’exemple le plus évident. Nous avons toujours été intéressés par des styles musicaux que nous pourrions incorporer dans le nôtre. Nous voulons utiliser l’élément militaire, qui est très dynamique, de façon musicale.

En fait, vous extrayez la dimension guerrière et vous ne gardez que la partie entraînante.

  • Ron. Oui c’est cela.

Un autre point historique. Quand vous vous êtes relocalisés aux États-Unis en 1975 pour l’album Big Beat, cela a été une surprise pour les fans, qui attendaient que vous fassiez comme les autres, c’est-à-dire que vous deveniez « funk », alors que vous êtes presque devenus un groupe de hard rock.

  • Sparks2Ron. En fait, avec l’album Indiscreet que nous avons fait avec Tony Visconti, nous pensions que nous étions allés aussi loin que possible dans le genre et nous voulions faire un disque plus brut. À cette époque nous avons commencé à travailler avec Mick Ronson. Il devait produire l’album et jouer dessus. Nous avons d’ailleurs de très très mauvaises démos où on l’entend jouer les morceaux de l’album, et jouer bien mieux que sur le résultat final. En parallèle, il y avait un projet de duo avec Russell et Mariane Faithfull dont Rupert Holmes était le producteur, un projet très grandiloquent, avec des orchestrations somptueuses. D’une certaine manière ça fonctionnait, mais au dernier moment Marianne Faithfull a trouvé que cela faisait remonter trop de souvenirs des sixties et décida de ne pas le faire. Quand il a fallu se mettre sur le nouvel album, nous avons demandé à Mick Ronson, qui hélas avait décidé de suivre Bob Dylan dans sa Rolling Thunder Revue. Aussi nous avons appelé Rupert. Ce n’était pas vraiment sa spécialité, mais il l’a fait. Dans cet album il y a moins de claviers, juste un piano. On a des regrets en pensant à ce que cela aurait pu donner avec Mick Ronson.

Oui effectivement, quel dommage. J’aimerais maintenant parler de vos textes. Je suis peut-être complètement à côté de la plaque, mais souvent dans vos textes il y a un personnage assez ordinaire à qui il arrive des choses un peu étranges, et cela me fait beaucoup penser à un écrivain français qui s’appelle Marcel Aymé. Vous le connaissez ? Il est l’auteur du Passe-Muraille, l’histoire d’un employé de bureau qui découvre qu’il peut passer à travers les murs.

  • Ron. Ah ? Oui, ça a l’air intéressant, mais non nous ne le connaissons pas. Oh nous allons voir si nous pouvons le trouver.

Oui, je vous assure, ça devrait vous plaire, peut-être un album de Sparks reprenant des histoires de Marcel Aymé prochainement (rires). Un autre artiste français avec qui vous deviez travailler est Jacques Tati, je crois que le titre du film était Confusion. Vous pouvez nous dire ce que le film aurait dû être.

  • Russell. Oui, nous devions être les acteurs du film, et l’histoire c’était à la base deux Américains, nous, qui travaillaient dans une télévision, et qui devaient venir en France, dans une télévision française qui était dépassée sur le plan technologique, Tati en jouait l’un des directeurs, et nous devions venir pour les aider à améliorer leur télévision.

C’est dramatique car cela aurait sûrement été un chef-d’œuvre.

  • Ron. Oh oui, c’est triste pour nous que cela ne se soit pas fait. Nous avons fait plusieurs voyages à Paris pour travailler sur le scénario, pour trouver des gags, mais pour des raisons de santé et financières cela n’a pas pu aboutir. Nous essayons de ne pas y penser, parce qu’à chaque fois cela nous désole. Nous y pensons quand même tout le temps.
  • Russell. Nous avons tout de même fait une émission de télévision en Suède avec lui. La Suède avait investi de l’argent dans ses films, il était très apprécié là-bas.

En parlant de pays où l’on est plus ou moins apprécié, vous êtes un de ces groupes qui a des hits dans certains pays alors qu’ailleurs la même chanson ne marche pas. L’exemple le plus manifeste ici est « When I’m With You » qui a été un tube uniquement en France (NDR. En 1980).

  • Ron. C’est définitivement non intentionnel. Nous préférerions être plus universels. Par exemple « When Do I Get To Sing « My Way » » (NDR. En 1994) a été un immense hit en Allemagne alors qu’ailleurs elle n’est connue que par les fans.

Venons-en maintenant à la période actuelle. Jusqu’à la fin du XXème siècle, j’ai l’impression que vous proposiez la version Sparks du son de l’époque. Il me semble que depuis le début de ce siècle, depuis Lil Beethoven notamment, vous suivez votre propre voie.

  • Ron. Oui cela a bien commencé avec l’album Lil Beethoven. On avait le sentiment d’avoir été au bout de cette démarche, alors nous avons décidé de travailler autrement. Nous avons choisi de mettre des cordes et des voix, et de ne plus trop nous occuper du contexte musical et comment s’y intégrer. Nous nous sommes dit que nous pourrions avoir plus de succès en travaillant ainsi. Nous faisons tout de même attention, pas tant au style qu’au son, afin de nous assurer que nous restons au niveau sur le plan technique.

Quand vous avez enregistré Lil Beethoven, vous ne vous êtes pas dit que vous étiez en train de commettre un suicide commercial ?

  • Russell. Non, pas vraiment. Nous savons bien que certains suicides commerciaux apparents finissent par faire les plus gros succès. « This Town Ain’t Big Enough For Both Of Us » n’était pas nécessairement une de ces pop songs middle of the road de l’époque (NDR. 1974), et pourtant elle a marché.

D’ailleurs, avant de commencer un album, vous discutez ensemble de la direction que vous allez prendre ou c’est spontané ?

  • Ron. C’est plus spontané que discuté. Nous n’avons pas de réunion à ce sujet (rires).
  • Russell. Disons que nous parlons surtout des choix d’instruments. Là on aura plus de guitare, moins de basse.

sparks_hippopotamusMaintenant j’aimerais en venir au dernier album, que j’ai écouté seulement ces derniers jours. Pour en rester au cinéma, il y a une chanson assez étrange qui s’intitule « When You’re A French Director » avec le réalisateur Leos Carax. Elle témoigne de la grande complexité de vos chansons puisque sur un air d’accordéon typique du cinéma populaire de l’entre-deux-guerres, vous chantez de manière cynique tous les poncifs négatifs concernant le cinéma français (triste, sombre, intellectuel, sans humour) mais celui qui le chante est Leos Carax, qui représente l’épitomé de ces défauts, notamment l’absence de sens de la dérision alors que justement il en fait ici preuve.

  • Ron. Oui, nous sommes très heureux de ce morceau. La chanson charrie les stéréotypes du public américain sur ce qu’est un réalisateur français, et après avoir dit qu’il n’apparaîtrait pas sur le disque, il a finalement accepté.
  • Russell. Il est possible qu’il vienne sur scène avec nous pour la chanter (NDR. À la Gaieté Lyrique le 1er octobre). Il est très inquiet, il prend même des cours de chant pour cela (rires).

Quand j’ai écouté le dernier album, après les 4 ou 5 premières chansons j’ai trouvé qu’il était très homogène, qu’il avait une ambiance particulière, et puis en fait non, à la fin je me suis dit qu’il n’était pas homogène du tout (rires). Finalement quelle était votre envie dans cet album ?

  • Russell. L’album avec Franz Ferdinand (NDR. FFS en 2015) était un retour à quelque chose de plus direct, de plus pop. Nous avions envie de faire quelque chose de similaire mais cette fois par Sparks seuls. Nous avons fait une grande tournée avec eux, et c’était très juvénile.

Cette collaboration vous a-t-elle amené un nouveau public ?

  • Russell. Oui, beaucoup de jeunes qui ne connaissaient pas l’histoire du groupe. Cela nous est arrivé souvent, quand nous collaborons, par exemple dans le passé avec Faith No More.

À ce propos, j’ai l’impression que lorsque vous entendez un(e) musicien(ne) ou un groupe déclarer qu’il vous aime ou que vous l’avez influencé, vous finissez par collaborer avec.

  • Ron. Parfois nous lisons dans un journal ou un magazine qu’un groupe est fan de Sparks, et dans le cas de Faith No More c’était bizarre parce qu’on les aimait beaucoup mais on n’avait pas idée qu’il pouvait y avoir la moindre connexion entre Sparks et eux. Dans ce cas précis nous avons décidé de prendre contact avec eux et cela a plutôt bien fonctionné puisqu’on a fait deux chansons ensemble (NDR. « This Town Ain’t Big Enough For Both Of Us » et « Something For The Girl With Everything » sur Plagiarism en 1997).

Vous êtes en tournée et je me demandais comment vous procédiez au choix des morceaux que vous allez jouer au sein de votre répertoire. Vous tenez compte du pays du concert par exemple ?

  • Russell. Généralement nous établissons notre setlist sur une base internationale et pas nécessairement sur ce qui a été populaire ici ou là. Par exemple nous allons jouer « When I’m With You » mais nous allons le jouer partout et pas seulement en France. Pareil pour « When Do I Get To Sing « My Way » » que nous n’avons pas joué depuis longtemps et qui avec le temps est devenue populaire un peu partout.
  • Ron. Parfois nous allons chercher une chanson qui n’est pas très connue, comme « Sherlock Holmes » (NDR. Sur Angst In My Pants en 1982) que nous aimons bien et pour laquelle nous avons eu un bon retour quand nous l’avons jouée sur scène.

Vous ressentez la réception de vos morceaux par le public quand vous êtes sur scène ? Si ça fonctionne ou pas ?

  • Ron. Oui. Mais le set devient désormais bien plus universel que par le passé et nous pouvons maintenant jouer la même chose partout. Et cela nous réjouit beaucoup de pouvoir homogénéiser.

Bon, le temps passe et je vais en venir à ma dernière question, un peu traditionnelle, celle des chansons favorites. Chaque fan a les siennes et souhaite connaître les vôtres. Mais plutôt que de vous demander votre chanson favorite, je préférerais vous demander celle dont vous vous êtes le plus fier.

  • Russell. Ah moi j’aime particulièrement « As I Sit To Play The Organ At The Notre Dame Cathedral » (sur Hello Young Lovers en 2006) qui n’est pas assez mentionnée je trouve, et qui est passée un peu inaperçue.

Quoique c’est aussi la préférée de beaucoup de fans.

  • Russell. À chaque fois que je l’écoute, je me dis « ouah », c’est nous qui avons fait cela.

En plus elle est très difficile à chanter.

  • Russell. Oui, très difficile à chanter parce qu’il y a tant de moments dysharmoniques, tant de parties qui s’enchevêtrent, plein de vocaux, c’est vraiment une chanson spéciale.
  • Ron. Pour ma part, je crois que c’est peut-être « The Rhythm Thief » (NDR. Sur Lil’ Beethoven). Utiliser des voix d’une manière complètement différente de ce que nous avions fait auparavant, plus comme un élément rythmique et moins pour la mélodie. C’est un peu le cas pour le reste de l’album, et c’est pour cela que c’était difficile d’en faire un autre dans le même style.

Quand je vous entends j’ai quand même le sentiment que c’est l’album dont vous êtes le plus fier.

  • Ron. Oui, dans un sens, mais nous sommes aussi fiers du nouvel album, qui a plus de véritables chansons à l’intérieur, avec l’ambition que chacune fonctionne dans le contexte de l’ensemble. Nous sommes très fiers de la variété de styles tout en conservant une certaine unité sonore. C’est une chose difficile à réussir et nous pensons l’avoir fait. Si quelqu’un décidait de découvrir notre musique, nous serions plus qu’heureux que cela soit avec ce nouvel album.

Effectivement, pour la première fois, il y a dessus tous vos styles réunis. Par exemple il y a même pour la première fois depuis longtemps des inflexions mélodiques de la période anglaise d’Island (Russell approuve). En France, on appelle ces mélanges de chansons des disques de Variétés. Finalement votre album aurait pu s’intituler Variétés.

  • Ron. Ah oui (rires).

 

Sur cette réintitulation sauvage de leur nouvel album (non mais Hippopotamus, c’est bien mieux que Variétés), nous remercions chaleureusement les frères Maël de leur délicieuse courtoisie. Ron semble heureux de la conversation, peut-être parce qu’elle l’a changé des éternelles considérations sur le look de Ron, sur le succès de « This Town Ain’t Big Enough For Both Of Us », sur les raisons de la présence d’un hippopotame dans la piscine de la pochette du nouvel album, ou sur l’étonnante juvénilité Faustienne de Russell. Ils rectifient leur tenue et nous permettent même une photo collective (et collector) en leur compagnie. Même à nos âges avancés, ces tocades de fans sont encore vivaces quand il s’agit de Sparks, dont on ne saurait trop recommander l’acquisition inconsidérée du nouvel album qui prend place parmi leurs tout meilleurs. Et je vais me mettre en quête de The passer-though-walls, la version anglaise du Passe-Muraille pour leur offrir le 1er octobre.

Photos © Elaine Stocki

 

 

 

 


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