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LES CHRONIQUES DE L’AFFREUX 7

LES CHRONIQUES DE L’AFFREUX

Couverture-Chronique-de-l'Affreux

Dans cette rubrique tour de Babel, je lève (une dernière fois) aux plus affreux d’entre vous, sans pudeur et sans vertus, sans filets et sans sifflets, le voile sur mes découvertes intimes qui sauront, j’en suis sûr, émoustiller vos pensées et, A + si affinités gustatives, alléger vos larfeuilles vachards.

Et cette fois, c’est la dernière séance pour vous, les Aficionados des affreusetés, rideau sur l’Affreux (eh, je n’allais pas chroniquer du « comics » jusqu’à mes soixante-dix piges, eh ?) Rassurez-vous, mes Amateurs, on se retrouve, bientôt, sur Brazil pour d’autres chroniques…

Et pour ces septièmes et ultimes chroniques de l’Affreux, je vous sers du cocktail « magie blanche magie noire va te faire voir dans le noir- des vengeurs secrètement burnés- un p’tit Link en tunique inspiré par le bon roi Arthur -et du lascar pétaradant en écho à Renaud ».

Chroniques 7 : « Born to read wild… »

Entre les mondes parallèles de l’étrange mage et les steppes fantomatiques de l’homme sans peur, les chroniques martiennes écrites dans le plus grand secret des chevaliers qui ne tournent pas rond, avec en émule un p’tit gars d’Hyrule, une anarchie motarde me monte au nez. Vous pigez ? Non ? Yep, il était temps que j’arrête mes pochettes récréatives. Allez, on démarre nos lectures sauvages :

“Get your motor runnin’
Head out on the highway
Lookin’ for adventure
And whatever comes our way
Yeah Darlin’ go make it happen
Take the world in a love embrace
Fire all of your guns at once
And explode into space

I like smoke and lightning
Heavy metal thunder
Racin’ with the wind
And the feelin’ that I’m under
Yeah Darlin’ go make it happen
Take the world in a love embrace
Fire all of your guns at once
And explode into space

Like a true nature’s child
We were born, born to be wild
We can climb so high
I never wanna die

Born to be wild
Born to be wild”

Menu pot d’échappement pétomane :

Couv_2886382Avec son œil emprunté à l’entité Agamotto, sa cape de lévitation et ses sorts ensorcelés, pas de doute, le Docteur Strange n’est pas un super-héros ordinaire. Il n’est pas doté d’une super force colossale ou d’une super vision atomique, non, ses armes à lui, sont d’ordre mystique. Ancien chirurgien star concurrent d’un Derek Shepherd, suffisant et matérialiste comme il se doit dans les hautes sphères du pouvoir, « god complex » à tout-va, le bon docteur va, à la suite d’un tragique accident de voiture, perdre l’usage de ses mains et gagner celui d’une autre paire de dextres : celles qui ouvrent les portes occultes des dimensions éthérées, magiques, et désincarnées. Hors des Cartes, Hors du Temps, nous conte ses aventures du « temps » du tandem Stan Lee/ Steve Ditko, très inspirés à ces heures passées. Ditko, notamment, avec sa philosophie qui surfe sur l’objectivisme (qui soutient, entre autre, que la réalité est objective), aura insufflé à ces épisodes une dimension psychédélique jamais abordée dans les comics jusqu’alors. C’est certainement cet aspect barré des aventures de l’étrange docteur qui empêchera le titre de côtoyer les marches du succès aux côtés de l’ « homme-araignée » (également dessiné avec maestria par Ditko). Dans le tome présent, Strange est poursuivi par les âmes damnées de son vil concurrent, le Baron Mordo, qui, en passant, a vendu la sienne d’âme, au démon, Dormammu, sorte de Satan des mages. De péripéties surnaturelles en coups de théâtre enchantés, le Docteur Strange essaie de sauver notre monde des dangers mystiques qui le guettent, à l’ombre du « réel ». Nul lecteur n’échappera à l’ensorcellement des pages de cet « obscur » grimoire (à moins d’aller faire un tour du côté de Greenwich Village, fief de notre héros)…

Docteur Strange, Hors des Cartes, Hors du Temps, Marvel Comics, La collection de référence tome 68, scénario de Stan Lee, dessin de Steve Ditko, Hachette, septembre 2016, 170 pages, 12,99 euros.


Couv_2894122La magie noire, de surcroît, ne sévit pas que dans les pages du bon docteur, mais également dans les rues sulfureuses de Hell’s Kitchen, là où se terre le démon à cornes, Matt Murdock. Dans le tome présent, notre ami Matt, alias Daredevil, est à la tête de La Main, une organisation criminelle ninja et mystique. Désabusé et usé par les échecs de sa carrière héroïque, Matt a opté pour la facilité de la voie vengeresse. Désormais, ses ennemis n’ont qu’à bien se tenir, s’ils tiennent à leur vie et leurs têtes… Qu’on se le dise, le DD nouveau est sanguinaire et sombre à souhait, à l’image de son nouvel uniforme charbonneux. Heureusement pour son salut, le rouquin (couleur capillaire en vogue depuis le retour à l’écran des aventures d’Archie comics) a des amis en or : Luke Cage, Iron Fist, Jessica Jones, Elektra, The Punisher, Spider-Man, soit, Les Defenders + Spider-Man (qui aurait dû faire son retour chez Marvel en série télévisée avec ces héros streetwise plutôt qu’avec une énième adaptation ciné-burnée spin-off d’Iron Man) pour chasser ses noirs démons. La baston est au rendez-vous, les duels aussi (Bullseye vs DD), mais le récit manque cruellement (et je pèse mon mot) d’un scénario consistant, de rebondissements et d’âme. Shadowland est une saga écrite pour les amateurs des Marvel Knights (vigilantes de l’univers Marvel) et de raclées bien loin des scénarii inspirés de Frank Miller. Les références ne compensent pas la vacuité…

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’homme sans peur et sans reproche, allez jeter un œil clairvoyant sur mon dossier brazilien nervalien : ici

Shadowland, Marvel Comics, La collection de référence tome 69, scénario de Andy Diggle, dessin de Billy Tan, Hachette, octobre 2016, 119 pages, 12,99 euros.


Couv_2959012Pour conclure cette lancée héroïque, je vous propose d’embarquer sur le vol New York-Mars en compagnie des Secret Avengers (tout est dans le titre), guidés par Captain America, pardon, Steve Rogers, himself (à cette époque du comics, il a filé son titre capé à son pote revenu d’entre les morts, Bucky). Cette équipe regroupe des héros moins connus du grand public tels : Moon Knight (autre héros streetwise), The Beast (célèbre chez les X…), Nova (ex-fan des seventies), The Valkyrie (Thor au féminin…), Black Widow (je vous avais dit que les roux étaient à l’ordre du jour), War Machine (l’autre Iron Man), Ant Man (second du nom)… La team déjoue des complots clandestins, et se la joue agents secrets. L’intérêt de cette nouvelle mouture des Avengers ? La série confronte cette fois ses héros à des conflits plus terriens qu’interplanétaires, plus « Tom Clancien » que « Jim Starlinien » (pardonnez ces néologismes faciles), plus géopolitiques qu’apocalyptiques, point de guerre Kree-Skrull ou de Thanos à l’horizon. Leur route à tendance « réaliste » pourrait croiser celle des Defenders… À suivre jusqu’au prochain conflit cosmique.

Secret Avengers, Mission to Mars, Marvel Comics, La collection de référence tome 75, scénario de Ed Brubaker, dessin de Mike Deodato Jr, Hachette, décembre 2016, 119 pages, 12,99 euros.


ob_a19058_13707715-10153832186763517-35516779492okUn lien avec mon passé, voilà ce qu’est Zelda pour moi. J’ai passé mon année 1992 cadenassé dans ma chambre à m’aventurer sur les contrées féériques du (seul) jeu vidéo qui m’ait vraiment happé, The Legend of Zelda, a Link to the Past. Sorti du jeu, de retour dans la réalité, j’ai cru avoir gobé un acide avant l’heure… J’ai titubé (et sans verre de trop) un an durant sur les trottoirs asphaltés de ma banlieue. Le tome présenté ici-bas, est une adaptation livresque d’un autre jeu made in Zelda, Ocarina of Time, souvent décrit comme « meilleur jeu de tous les temps ». Je ne saurais affirmer ou infirmer ces dires, j’ai lâché la manette depuis belle lurette (ha ha ha). Delcourt propose donc en version de luxe, les aventures du petit Link, héros de la franchise, qui, une fois de plus, doit sauver sa terre d’Hyrule des forces du mal. L’adaptation au cinéma ou en bande dessinée d’un jeu vidéo est monnaie courante ces temps présents, en manque d’imaginaire. Mais, je dois avouer que cette adaptation-ci ne s’en est pas trop mal sortie avec son dessin et son script soignés. À recommander aux kids, et ceux qui sont en « désintox » du joystick…

The Legend of Zelda, Ocarina of time, perfect edition, scénario et dessin de Akira Himekawa, Soleil Manga, décembre 2016, 380 pages, 19,99 euros.


days-of-wonder-les-chevaliers-de-la-table-ronde2En Link direct avec Zelda et l’épée Excalibur, suit Les Chevaliers de la Table Ronde, jeu chevaleresque qui s’aventure dans les contrées arthuriennes. Autre merveille des éditions Days of Wonder, le jeu vous propose de partir en quête de l’épée mythique, du Saint-Graal, de l’armure sacrée de Lancelot, et de protéger Camelot du terrible Chevalier Noir. Ce jeu de plateau coopératif vous propose de vous allier avec vos pairs chevaliers (une évidence, c’est la Table Ronde, bordel !) tout en vous méfiant du plausible traître parmi vos rangs. Le jeu, en outre, n’est pas avare en matos : quatre plateaux de jeu (un plateau principal et trois plateaux annexes pour les quêtes héroïques: le Saint-Graal, Excalibur et l’armure de Lancelot), des fiches de jeu individuelles illustrées de l’effigie des chevaliers, un parterre de figurines, d’épées, de cartes, de dés, avec en bonus magique, deux livres de règle planqués dans la boîte. Un conseil pour vous attaquer à ce jeu aux multiples plateaux, sortez la table ronde. À l’instar de La crique des Pirates, on s’immerge avec aise et rapidement dans l’univers chevaleresque.

Retrouvez la crique, ici :

Un classique à déguster en compagnie d’amis-félons (si si si !)

Les Chevaliers de la Table Ronde, auteurs : Serge Laget et Bruno Cathala, Days of wonder, sorti en 2005, 47-50 euros environ.


logo-sons-of-anarchy-jpgwebLast and least pour clôturer ces chroniques, je vous propose une série télévisée bien loin des surprises contées plus haut (si ce n’est sa grandeur shakespearienne et ses trahisons dignes du Lorenzaccio de Musset) qui met en scène ces fils de pute de Sons of Anarchy. Âpre, sanglante, poignante, haute en couleur, sensuelle, sexuée, musclée, un brin misogyne, la série vous balade sur les « routes 66 » empruntées par les bikers d’Easy Rider. Créée par Kurt Sutter (The Shield), Sons relate la saga d’un club de bikers prêts à tout pour protéger Charming (appellation ô combien ironique au vu des lascars qui zonent dans ses rues) des dealers, et autres gangsters (qu’eux). Ici, les Sons font la loi, même si certains flics ne voient pas ça d’un bon œil patriote. Menés par le trio Œdipien Jax-Gemma-Clay, prêt à tout pour protéger les intérêts de la famille, le club n’hésite pas à enfreindre les civilités et les lois pour assurer leur survie. Bien sûr, forcément, des désaccords pointent leur nez au sein de la trinité. Jax, en tête, conscience de la série, superbement incarné par le charismatique Charlie Hunnam (fils spirituel de Brad Pitt), héros burné à l’instar d’un viking, solaire comme un Lancelot et roublard comme il faut, ne tarde pas à vouloir s’affranchir du carcan délétère de son père spirituel, Clay (Ron Perlman, attachant et antipathique au possible), sorte de Roi Lear, ou des manigances matriarcales de Gemma (Katey Sagal, grandiose) dignes de Gertrude dans Hamlet. Amateurs des Sopranos, des routes ensoleillées californiennes (qui changent des décors télévisés froids-canadiens) et du tragique shakespearien, embrassez l’anarchie en compagnie des Sons of.

Sons of Anarchy, série Américaine créée par Kurt Sutter avec Charlie Hunnam, Katey Sagal, Ron Perlman, Kim Coates, Theo Rossy et bien d’autres bikers… 7 saisons, 92 épisodes, 45 minutes. Diffusé sur FX de 2008 à 2014.


That’s all, folks… Thank you for your “awful” support.

To be continued (definitely)!


L’Affreux, aka Arnaud Delporte-Fontaine, illustration de Bertille Delporte-Fontaine

 

 


Kankoiça
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