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CHRONIQUES CINÉ MAI 2017

CHRONIQUES CINÉ MAI 2017

PAR THOMAS LÉCUYER

LE ROI ARTHUR : LA LÉGENDE D’EXCALIBUR

Le Roi ArthurAprès Sherlock Holmes, Guy Ritchie se paye le roi Arthur, à grands coups d’humour britannique qui n’a toutefois rien de flegmatique. C’est peut-être là le seul défaut de cette variation arthurienne réussie : le réalisateur anglais, connu pour son hyperactivité visuelle et la nervosité de sa mise en scène, en fait beaucoup, et parfois même un peu trop. Au-delà de cette surcharge formelle, le film est un pur moment de divertissement médiéval sous adrénaline, avec un Jude Law surprenant en grand méchant, un Charlie Humann très convaincant en Arthur, des références celtiques en-veux-tu-en-voilà, et une bande son qui semble avoir branché sur du high voltage la totalité des participants du célèbre festival interceltique de Lorient. À mi-chemin entre Le Seigneur des Anneaux et Game of Thrones, le film de Guy Ritchie remet l’épée au milieu du village : bien avant les anneaux, les seigneurs, les longs hivers et les trônes de fer, il y avait le mythe d’Arthur et Excalibur, dont on se racontait déjà la légende au 12ème siècle.

Sortie salles le 17 mai

 

LES FANTÔMES D’ISMAËL

Les fantômes d'IsmaelÀ la veille du tournage de son nouveau film, la vie d’un cinéaste est chamboulée par la réapparition d’un amour disparu. Moins auteuriste qu’à l’accoutumée, mais toujours aussi confus, Arnaud Desplechin se risque à la mise en abyme et on a vite l’impression qu’en nous parlant d’Ismaël, il nous parle de lui. Cela peut paraître pompeux, vain ou gonflant, tout dépend de la perspective. C’est dommage car dans ce grand fatras de séquences décousues, certaines scènes sont très fortes, tandis que d’autres massacrent les talents d’acteur de Marion Cotillard, Charlotte Gainsbourg et Mathieu Amalric, dans des errances triangulaires et amoureuses qu’un intellectualisme bon teint tente en vain de sauver de la saveur d’un mauvais feuilleton sentimental.

Sortie salles le 17 mai


 

ET LES MISTRALS GAGNANTS

Et les mistrals gagnantsQuelque chose change en nous après la vision de ce film documentaire signé Anne Dauphine Julliand. Après avoir publié « Deux petits pas sur le sable mouillé » en 2011 et « Une journée particulière » en 2013, essais relatant son expérience de vie familiale confrontée à la maladie grave de deux de ses enfants, elle suit le parcours de cinq garçons et filles âgés de cinq à neuf ans et atteints de maladies graves, toujours de leur point de vue, restant à hauteur d’enfant, littéralement « caméra sous l’épaule ». Le résultat est une formidable leçon de vie, de force, de résilience et d’espérance, un film que chacun devrait voir et dont on devrait tous s’inspirer, en admirant l’incroyable force de vie de ces enfants, qui ont tant de choses à apprendre au monde qui se perd.

Sortie salles le 3 mai 

 

 

Braquage à l'ancienneBRAQUAGE À L’ANCIENNE

Après deux premiers films fort réussis, oscillant entre originalité, ironie et mélancolie, sur des trentenaires désabusés confrontés à leurs parents, comme à leurs conjoints ou à leur progéniture (Garden State en 2005 et Le Rôle de ma Vie en 2014), le réalisateur américain Zach Braff change de registre et s’attaque à la « génération senior » avec ce film de braquage entre copains octogénaires. En changeant de sujet, Braff change hélas aussi de style. Exit l’originalité, l’ironie, et la mélancolie, et place à la comédie de moyenne gamme, riche en gags encore plus essouflés que les vieux braqueurs, interprétés par trois superstars proches de la retraite qui cachetonnent et font les pitres comme ils le peuvent. Décevant.

Sortie salles le 3 mai


Kankoiça
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