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CHRONIQUES FÉVRIER 2017 (CINÉ, CD, DVD…)

CHRONIQUES FÉVRIER 2017

 

 


Chez NousCHEZ NOUS

Lucas Belvaux vise juste et là où ça fait mal, au cœur des racines obscures et dérangeantes de l’extrême droite française, avec un film qui, en évitant à tout prix le spectaculaire, n’en est que plus efficace. Dénonçant l’entreprise de « normalisation » à laquelle le Front National se prête depuis l’arrivée de Marine Le Pen, Chez Nous décortique les rouages d’une mécanique glaçante. Bien évidemment, ni le parti, ni sa présidente, ni son président d’honneur ne sont jamais nommés, ici, on parle de Rassemblement National Populaire, et de sa leader Agnès Dorgelle, jouée par Catherine Jacob, qui a vite été vilipendée pour son rôle par les cadres du FN dans des tweets rageurs. Une implacable dénonciation d’un marketing politique qui lave plus blanc mais n’arrivera jamais à nettoyer le rouge du sang sur les mains et le brun des idées d’un parti aujourd’hui aux portes du pouvoir en France. Moins radical et plus nuancé qu’ Un Français, le film de Diastème sorti en 2014, Chez Nous  est donc plus accessible et touchera probablement plus de monde. Un cinéma utile, on l’espère, au réveil des consciences avant le prochain verdict des urnes. T.L.

Sortie en salles le 22 février


 

LionLION : « Rugir de niaiserie »

Pas grand-chose à tirer de ce gros méli-mélo exotique pas assez méli et beaucoup trop mélo qui voudrait lorgner en vain du côté du génial Slumdog Millionaire, comme c’est d’ailleurs annoncé en gros sur l’affiche. À l’opposé de la folie et de la délicatesse de Danny Boyle, le réalisateur Garth Davis en rajoute un maximum dans le pathos et le tire-larmes, tutoyant souvent le ridicule ou l’indécence. Après une première heure plutôt acceptable, dans laquelle il suit le difficile parcours d’un petit garçon perdu en Inde, il nous livre une seconde heure de saga familiale adoptive et australienne ultra gnangnan dans laquelle Nicole Kidman, Dev Patel et David Wenham font des concours de regards mélancoliques perdus dans l’horizon, ou dans le vide du scénario, c’est selon. T.L.

Sortie en salles le 22 février


 

Rock'n rollROCK’N ROLL« Rolling Canet !»

On aurait pu craindre le pire de cet exercice d’auto-promotion du couple Guillaume Canet/Marion Cotillard qui se met ici en scène dans une fausse intimité auto-parodique. Fort heureusement, le résultat, plutôt rock’n roll comme son titre l’indique, s’avère au final non seulement totalement réussi mais aussi carrément fascinant. Totalement déjanté et allant jusqu’au bout de ses idées, Guillaume Canet s’inflige les pires traitements dans une uchronie grinçante et délirante de sa propre vie, offrant au passage une belle réflexion sur les ravages de l’âge chez le quarantenaire moyen, sur le culte de l’apparence et les revers de la célébrité. Autour de lui, une ribambelle de stars se prend au jeu avec complicités et délires dont Gilles Lellouche, Yvan Attal et surtout Johnny Halliday, pour des séquences irrésistiblement drôles ! T.L.

Sortie salles le 15 février


Alibi.comALIBI.COM « Lourdeur 2.0 »

Tandis que Guillaume Canet et Marion Cotillard dynamitent allègrement les codes de la comédie franchouillarde avec Rock’n Roll, la joyeuse équipe de Babysitting s’enlise dans les pires codes du vaudeville rance et raté assaisonné 2.0 pour tenter de faire branché. Cherchant à tout prix le consensus auprès d’un public extra-large, Alibi.com est un produit sans saveur ni impertinence, qui veut plaire aux jeunes Youtubeurs comme à leurs parents, et dont le casting grand luxe enchaîne les gags lourds et les situations capillotractées, malgré quelques clins d’œil bien sentis. Pas du tout rock’n roll. T.L.

Sortie salles le 15 février


 

SeulsSEULS « Fantastique bien accompagné »

Même s’il n’est pas parfait, voilà un film qui a le mérite d’explorer un style beaucoup trop rare dans le cinéma français : le fantastique. Cette ambitieuse adaptation d’une bande dessinée à succès, elle aussi française, séduit par son univers radical, dans lequel une poignée d’adolescents se réveille dans un monde où tous les êtres humains ont disparu. Seuls dans une mégapole déserte, ils vont devoir apprendre à survivre et découvrir les raisons de cette disparition de masse. Une belle uchronie, parfaitement maîtrisée, interprétée par une brochette de jeunes acteurs impeccables de justesse, et qui finira par révéler un parti pris inattendu au terme d’un twist final particulièrement touchant. TL

Sortie salles le 8 février


 

Cinquantes nuances plus sombresCINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES« Cinquante nuances plus nulles »

Rumeurs de mésentente sur le tournage, changement de réalisateur, interviews gênantes des acteurs, entre Dakota Fanning qui avoue « ne plus en pouvoir de simuler des scènes de sexe pendant sept heures sur le tournage » et Jamie Dornan qui confie « avoir hâte de se débarrasser de ce personnage de Christian Grey »… autant dire qu’un mauvais buzz entoure la sortie de la suite de la saga érotico-mélo à succès. On est encore plus gêné à la fin du film tant tout est encore plus mauvais que dans le premier opus. Toujours cette envie irrésistible de gifler Christian Grey, toujours ce sentiment de vide scénaristique, et même un petit pincement au cœur en découvrant la pauvre Kim Basinger au casting. Caricatural en tous points et même pas transgressif, c’est « Cinquante Nuance Plus Nulles». TL

 Sortie salles le 8 février


moonlightMOONLIGHT : « Soleil noir. »

Reparti de la dernière cérémonie des Oscars avec la statuette tant convoitée du meilleur film, après bien des déboires puisque c’est La la land qui fut d’abord appelé par erreur pour recevoir la récompense, Moonlight impressionne par sa beauté formelle, sa richesse visuelle et sa palette de couleurs et de lumières. Tissant en trois volets le récit poignant du passage de l’enfance à l’âge adulte d’un jeune gay afro-américain issu des quartiers difficiles de Miami, le réalisateur Barry Jenkins capte, à travers cette quête vers l’émancipation et l’affirmation de soi, l’essence même de l’amour, en faisant sauter avec brio toutes les idées préconçues et les clichés que pourraient véhiculer son sujet. Un film en forme d’oxymore, lumineux et sombre, âpre et doux, explosant d’amour et de violence contenue. T.L.

Sortie salles le 1er février


 

EL SHERIF DEL SOLITOSteve Burden (Guy Madison), qui appartient aux Texas Rangers, a pour habitude de ne ramener les coupables que morts. Il devient le shérif de la petite ville d’El Solito mais le riche Rice Martin (Lorne Green) dirige la région sans la moindre pitié. Attiré par Fern (Valerie French), la femme de Rice, Steve cherche à découvrir la vérité concernant la mort d’un homme qui déplaisait à Rice.

Un petit western du chevronné George Sherman, qui rate l’occasion de réaliser un grand western. C’est ballot, hein ? La faute à son histoire qui s’éparpille et qui ne traite pas toutes les intrigues qu’elle amorce. On se prend au jeu, on espère et puis pouf, rien ne se passe ou pas grand-chose. George Sherman, qui n’est pas un manchot, donne l’envie de nous enfiler quelques verres de bourbon derrière le col. C’est un métier de filmer des vachers alcooliques. CJ

LE SHERIF D’EL SOLITO (disponible en DVD et en Blu-ray chez Sidonis Calysta)


 

LES DEUX CAVALIERSLe lieutenant Jim Gary (Richard Widmark) et le sergent Darius Posey (Andy Devine) se présentent à Guthrie McCabe (James Stewart), le shérif de Tascosa. Ils sont venus sur l’ordre du commandant Frazer pour le persuader de négocier avec les Indiens Comanche la restitution des prisonniers blancs qu’ils ont capturés au cours des dix dernières années…

D’après Bertrand Tavernier, John Ford détestait ce film « La pire merde que j’ai tournée en vingt ans » dira le cinéaste. Maître Ford ne s’en laisse pas compter pour autant et cachetonne prenant 25 % des recettes. On ne sait jamais, sur un malentendu, un succès public inespéré et hop, plein les fouilles… Les Deux cavaliers raconte la grande Histoire de l’Amérique mais il le raconte mal. Durant toute sa carrière, John Ford taille sa réputation sur ses dons de conteur et sa capacité à proposer à son public des angles de vue inédits. Mais Les Deux cavaliers récite une partition aussi convenue que brouillonne. Richard Widmark et James Stewart semblent ailleurs, aussi décontenancés que le reste de la production. Voilà une œuvre curieuse, reniée et mal aimée. Donc tout à fait recommandable et recommandée. Nous, on aime bien les films malades. CJ

LES DEUX CAVALIERS (disponible en DVD et en Blu-ray chez Sidonis Calysta)


MON BEAU LEGIONNAIRELe manoir de la famille Geste est frappé par le malheur quand la femme de Sir Hector décède en donnant le jour à Isabelle. Lorsque le saphir de la famille disparaît, Beau et Digby, frères jumeaux adoptés par Sir Hector Geste, partent à sa recherche. Ils se retrouvent engagés dans la Légion Étrangère, où ils affrontent autant leur supérieur tyrannique que les rebelles arabes…

Marty Feldman ne ménage pas ses efforts pour nous faire bidonner. Toutefois, on peut rester mitigé devant le résultat, mi-figue mi-raisin. La grande qualité de Mon Beau légionnaire (et des autres œuvres de Feldman) réside dans la folie de son créateur, qui n’hésite pas une seule seconde à embrasser une ribambelle de genres, de l’espionnage à l’aventure en passant par le burlesque. Il y a évidemment un petit quelque chose qui rappelle les Monty Python. Le film, qui manque malheureusement de rythme, perd souvent son intrigue en cours de route à force de vouloir déconner à tout prix. Pour résumer l’affaire, c’est moins couillu qu’un Blake Edwards et qu’un Terry Gilliam. CJ

MON BEAU LEGIONNAIRE (disponible chez Elephant Films en Combo blu-ray + DVD)


 

FAIS TA PRIERE TOM DOOLEYTom Dooley (Michael Landon), Country Boy et Abel partent en territoire ennemi avec la mission d’attaquer une diligence. Celle-ci est attaquée comme prévu mais les trois Sudistes abattent un homme au cours de l’attaque et Abel est grièvement blessé. Tom et ses deux amis apprennent alors que la guerre est finie. Ils ne sont donc plus des soldats mais des meurtriers.

Ted Post, LE réalisateur de Pendez-les haut et court et Magnum Force, est aux manettes. Eh bien, heureusement ! Fais ta prière Tom Dooley ne casse pas des briques (pas très original) mais rassemble assez de qualités pour passer un agréable moment. C’est un western rythmé et coloré, calibré pour les fans d’aventure dans le Grand Ouest. Michael Landon sera plus à l’aise dans quelques années en gentilhomme bien installé dans sa petite maison dans la prairie plutôt qu’en (anti) héro incompris. Voilà une chouette redécouverte pleine de charme. Merci Sidonis ! CJ

FAIS TA PRIERE TOM DOOLEY (disponible en DVD et en Blu-ray chez Sidonis Calysta)


 

LE MASSACRE DES SIOUXEncouragé par des politiciens affairistes de Washington, Custer (Philip Carey), héros de la guerre de Sécession, est persuadé d’éliminer les Sioux afin que les terres de ceux-ci puissent être données aux colons blancs, en violation des traités. Custer accueille avec plaisir l’arrivée du capitaine Benton (Darren McGavin) et méprise les avis qu’il reçoit concernant la volonté des Sioux de conserver leurs terres.

Un grand western politique sur la spoliation des terres indiennes. Custer, salaud parmi les salauds, incarne une nouvelle fois la bête immonde, l’anti-héros absolu. Toutefois, Le Massacre des Sioux n’omet pas de viser les Petites et les Grandes gens comme responsables des exactions vis-à-vis des peuples autochtones. Dans le genre, on a déjà vu sujet plus réjouissant mais on peut constater que l’Amérique n’hésite jamais à produire des autocritiques de qualité. Eux ! Recommandé. CJ

LE MASSACRE DES SIOUX (disponible en DVD et en Blu-ray chez Sidonis Calysta)


LA BIBLE NE FAIT PAS LE MOINELe monastère de Saint Ambroise L’Invraisemblable est ruiné et menacé d’expulsion. Le frère Ambroise est envoyé auprès du grand Armageddon, philanthrope et Grand Prêtre du Divin Profit, pour lui demander une aide financière. Mais Ambroise est un naïf qui n’a encore jamais quitté le monastère où il fut abandonné étant bébé…

C’est sans aucun doute la comédie la plus cynique et la plus ironique de son auteur. Marty Feldman se moque des religions et des fous de Dieu mais encore plus de ces candides et autres crédules qui peuplent les villes et les campagnes et qui consomment la foi jusqu’à s’en rendre malade. Marty Feldman adore se foutre de la poire des ignorants. Des ignorants et des cons. Les gags s’enchaînent à la vitesse d’un bourriquet au galop. Comme le cinéaste tient davantage le tempo que sur Mon Beau légionnaire, on se rend moins compte du léger baisse de rythme à mi-parcours. La Bible ne fait pas le moine mérite d’être redécouvert. CJ

LA BIBLE NE FAIT PAS LE MOINE (disponible chez Elephant Films en Combo blu-ray + DVD)


 

DESERT GOLDL’Arizona. Élevé par les blancs, Moya n’en demeure pas moins un chef indien fidèle aux traditions de sa tribu et aux promesses faites à son père. Lorsque Chet Kasedon lui propose de partager les gains d’une mine d’or située sur la terre de ses ancêtres, il refuse. Kidnappé, battu, Moya persiste. Déterminé, Kasedon engage l’ingénieur Randolph Gale pour mieux localiser le précieux gisement et en exploiter les richesses. Effrayé par les méthodes de son commanditaire pour faire parler Moya, Gale change de camp, prêt à apporter toute son aide aux Indiens…

Un western modeste, à l’ancienne, où Buster Crabbe joue à merveille l’homme de science épris d’aventure. Bon, avouons-le, Desert Gold, qui dure seulement 58 minutes, sent la série B à plein nez. Même si la patine vintage lui donne un charme suranné tout à fait délectable, l’ennui remporte assez rapidement la partie. On joue des grosses ficelles sans vraiment se soucier du réalisme. Bof. CJ

DESERT GOLD (disponible en DVD et en Blu-ray chez Sidonis Calysta)


 

BUCK ET SON COMPLICEBien que les Nordistes aient gagné la Guerre de Sécession, la situation des Noirs n’a guère évolué dans certains états du Sud. Pour s’en éloigner, un ancien sergent de cavalerie, Buck, prend la tête d’un convoi d’esclaves affranchis. Poursuivis par des soldats confédérés rebelles, tous n’aspirent qu’à commencer une autre vie en franchissant la frontière qui sépare la Louisiane du Colorado. Bientôt rejoint par un étrange révérend dont la Bible cache une arme, le groupe voit se dresser devant lui un nouvel obstacle : des Indiens pas prêts à les laisser traverser leur territoire…

Buck et son complice est ce que l’on appelle un western bonnard. Pas vraiment le buddy movie des familles mais le western cool qui plus tard inspirera Mister Tarantino. Derrière la caméra, Sidney Poitier aiguise ses talents de cinéaste quand devant la caméra, charismatique, il partage l’affiche avec un Harry Belafonte des grands jours. Les deux héros qui s’entendent comme larrons en foire vivent une série d’aventures pas piquées des hannetons. Bref, pendant 1h40, ils endurent les attaques des Indiens, des militaires, des brigands et doivent résister coûte que coûte à la rudesse de Mère Nature. La mise en scène réaliste sied parfaitement à cette ambiance survoltée. Un vrai bonheur. CJ

BUCK ET SON COMPLICE (disponible en DVD et en Blu-ray chez Sidonis Calysta)


CHEESEBURGERUne suite improbable de sketches surréalistes, parodies de publicités et de films à petits budgets des années 80 , avec en toile de fond la diffusion du film Amazon Women on the Moon, qui est sans cesse interrompue…

Après un premier sketch d’une nullité abyssale, le film dégoupille une série de tableaux à se rouler par terre. Le plus hilarant reste celui du Black qui n’est pas habité par la soul et qu’il faudra bien réintégrer coûte que coûte dans sa communauté. Rien n’est graveleux et tout reste toujours bon enfant. On sent que tout le monde s’éclate. Cheeseburger film sandwich ne craint pas de se vautrer dans le ridicule. Nous, sans complexe, on adore. C’est con, parfois ultra con, parfois ultra mais ultra con, complètement barré, supra idiot mais tellement sympa. Ah qu’il est bon de rire parfois ! CJ

CHEESEBURGER FILM SANDWICH (disponible chez Elephant Films en Combo blu-ray + DVD)


 

NEVADANevada (Robert Mitchum) se fait voler les 7 000 $ gagnés au jeu par Ben Ide. Celui-ci compte exploiter une mine avec cet argent. Parti à sa poursuite, Nevada trouve Ide agonisant, mortellement blessé par Burridge. Arrêté avec l’argent, Nevada est accusé du meurtre. Profitant de l’occasion, Burridge monte la population contre Nevada.

Un petit western de la RKO, un poil convenu et pas très palpitant. Du cinéma à papa qui fleure bon l’authentique. Conseillé aux fans hardcore. CJ

NEVADA (disponible en DVD et en Blu-ray chez Sidonis Calysta)


 

La Charge des tuniques bleuesTrois trappeurs, Jed Cooper, Gus et Mango sont dépouillés par les Indiens. Ils vont au Fort Shallan et demandent à être remboursés par l’armée qu’ils rendent responsable. Le capitaine Riordan refuse mais propose aux trois hommes de les engager comme guides, ce qu’ils acceptent. Le retour du colonel Frank Marston, célèbre pour avoir causé pendant la guerre de Sécession le massacre de ses hommes, augmente rapidement la tension qui règne à l’intérieur du fort. Marston exige de prendre le commandement du fort à la place de Riordan et Jed Cooper s’éprend de Corinna, la femme de Marston. Jed apprend à Marston une future attaque des Indiens et lui conseille de défendre le fort…

Les travaux d’Anthony Mann méritent « toujours » le détour. La Charge des tuniques bleues ne déroge pas à la règle, tant ce western naturaliste et pro-indien rassemble des thèmes qui font travailler du chapeau. Sur le fond comme sur la forme, c’est une merveille. Anthony Mann utilise le cinémascope pour nous en mettre plein les mirettes. Que c’est beau ! La Charge des tuniques bleues (la bataille est très impressionnante) est un film sensible, profond et intelligent. Le must. CJ

LA CHARGE DES TUNIQUES BLEUES (disponible en DVD et en Blu-ray chez Sidonis Calysta)


COMMENT CLAQUER 1 MILLION DE DOLLARBrewster, un joueur de base-ball de troisième zone, se voit hériter d’une immense fortune : 300 millions de dollars. Mais il y a une condition : pour pouvoir toucher l’héritage, il doit d’abord dépenser 30 millions de dollars en 30 jours, sans rien acquérir, et sans rien dire à qui que ce soit. Il se lance alors dans des dépenses effrénées, le faisant passer pour un fou…

Cette comédie trépidante est un coup de cœur absolu ! Une merveilleuse redécouverte qui nous transporte en plein dans la décennie des années 80 où l’iconoclaste Walter Hill (Alien, Geronimo…) et le dingo Richard Pryor étaient considérés par les prod… (pardon) financiers d’Hollywood comme des Dieux vivants. Oui, rappelez-vous quelques trente années en arrière, cette douloureuse période où le fric était chic, seulement le fric, où Bernard Tapie et Donald Trump chopaient des chattes à tour de bras, où Paul-Loup Sulitzer tartinait ses tartines de caviar le cul vissé sur son Chesterfield. Eh bien, c’est de cette vulgarité crasse et insupportable que le film se moque ; quand plus rien d’autre ne compte que l’argent, le pouvoir et les jeux d’intérêt. Bilan des courses : c’est toujours drôle, intelligent et jamais lourdingue. Mieux, la forme ne l’emporte jamais sur le fond. Merci infiniment Walter et Richard de ne pas nous prendre pour des truffes et d’attaquer le système sans fléchir ni vendre vos âmes au diable. En effet, Comment claquer 1 million de dollar par jour ne donne aucune leçon de moral ! Le film prend le recul nécessaire pour dénoncer un monde bouffé par ses excès, quasi prêt à s’effondrer sous sa propre connerie. Jusqu’à la toute fin, on ne voit rien venir du dénouement. Nous vous recommandons chaudement cette pépite. Enjoy ! CJ

COMMENT CLAQUER 1 MILLION DE DOLLARS PAR JOUR (disponible chez Elephant Films en Combo blu-ray + DVD)


Thomas Lécuyer, Cédric Janet

 

 

 

 


Kankoiça
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