Abonnez-vous !

WELCOME TO GOOFLAND BRAZIL (and Crossroads) 3.0 — Archives — Livres — Uchronia

LES CHRONIQUES DE L’AFFREUX 4

LES CHRONIQUES DE L’AFFREUX

Couverture-Chronique-de-l'Affreux

Dans cette rubrique tour de Babel, je lève aux plus affreux d’entre vous, sans pudeur et sans vertus, sans filets et sans sifflets, le voile sur mes découvertes intimes qui sauront, j’en suis sûr, émoustiller vos pensées et, A + si affinités gustatives, alléger vos larfeuilles vachards.

En somme, une rubrique fourre-tout où vous retrouverez mes conseils du moment, avec son gros lot de bandes dessinées, de curiosités littéraires ou pas et (si si !), de séries télévisuelles… « Brazil », quand tu nous tiens…

Et pour cette fin d’année, fêtes de Noël en prime, la coutume est de mise de souhaiter à chacun le meilleur et de couvrir les petits et grands enfants de cadeaux… Ce que je m’applique à faire ici, dans cette rubrique, en vous livrant mes conseils livresques avec mes jeux par milliers… Il n’empêche, comme j’aime introduire ma chronique en chanson, j’ai pensé que l’ami John Lennon serait le bienvenu pour nous rappeler encore et toujours que les conflits armés, actes terroristes et autres invasions de territoires ne servent que les intérêts d’une poignée d’individus, et non les peuples qu’ils sont censés représenter, et, qu’il serait temps que l’on balance dans un grand feu de joie les pétards des grands enfants inconséquents qui nous gouvernent…

Chroniques 4: So this is Christmas…

“So this is Christmas
And what have you done
Another year over
And a new one just begun

And so this is Christmas
I hope you have fun
The near and the dear ones
The old and the young

A very merry Christmas
And a happy New Year
Let’s hope it’s a good one
Without any fear

And so this is Christmas
For weak and for strong
For rich and the poor ones
The world is so wrong

And so happy Christmas
For black and for white
For yellow and red ones
Let’s stop all the fight

A very merry Christmas
And a happy New Year
Let’s hope it’s a good one
Without any fear

And so this is Christmas
And what have we done
Another year over
And a new one just begun

And so this is Christmas
I hope you have fun
The near and the dear one
The old and the young

A very merry Christmas

And a happy New Year
Let’s hope it’s a good one
Without any fear

War is over over
If you want it
War is over
Now…”

Et pour cette sélection de Noël, je vous livre du colis enguirlandé avec encore et toujours du super-héros, parce qu’ils sont plus funs dans leurs versions comics que sur grand écran, des jeux qui devraient vous causer, avec en bonus « collector », une surprise musicale signée Goffette and Cie à la grande époque du magazine « XRoads »…

Au menu livresque :

cap-falconwebQuoi de mieux qu’un bon complot pour bien entonner ma Christmas wishlist ! Et ce vieux Captain America, fervent défenseur des idéaux du drapeau étoilé est servi dans ce tome écrit et situé en plein Watergate, qui confronte le héros à un modèle corrompu. Captain America, créé par Jack Kirby et Joe Simon dans les années quarante pour refiler un coup de peps aux soldats partis affronter sur nos Côtes normandes les soldats de l’infâme petit Hitler est, désormais, un homme dépassé par un monde capitaliste, consumériste dont l’appétit fait écho à celui de Gargantua. Le Captain qui pense pouvoir vaincre les forces du mal à l’aide de discours bienveillants et de coups-de-poing dans les dents de ses ennemis Crâne Rouge et Le Baron Zemo a, ici, dans ces aventures situées dans les seventies, pour adversaire, un monde politique prêt à tout pour asseoir son appétit démesuré. Bien avant les réseaux sociaux, ces gouverneurs  de l’ombre vont, en usant et abusant de la diffamation qui sied tant à notre société, salir la sacro-sainte réputation de l’homme au bouclier et, par là même, faire tomber les remparts de la liberté. C’est sans compter sur son pote de Harlem, Le Faucon, second héros black de la Marvel (et premier afro-américain introduit dans un comic book) après la Panthère noire, qui va, à coups de justice sociale, prêter main-forte à notre héros groggy par les instances du mal. Un comic book bien futé qui nous montre que le capitalisme est plus puissant que le Docteur Fatalis…

Captain America & Le Faucon, Marvel Comics, La collection de référence tome 65, scénario de Steve Englehart, dessin de Sal Buscema, Hachette, aout 2016, 149 pages, 12,99 euros.


luke-cagewebToujours chez Marvel, et parce qu’il est en plein dans l’actualité en série, je vous présente, ici, ce tome qui regroupe les aventures de Luke Cage, héros black créé en plein essor de la blaxploitation, premier homme de couleur à être titulaire de sa série solo, qui a connu le succès durant les seventies avant d’être passé sous silence dans les nineties et revenir sur le devant la scène grâce à celle qui allait devenir sa femme dans le comic (si si !), Jessica Jones… Ce tome nous introduit les débuts de l’association de l’homme à la peau indestructible avec l’homme au poing d’acier, Iron Fist, le maître des arts martiaux de la cité interdite de K’un-Lun, sous la plume prodige de Chris Claremont et les traits visionnaires du célèbre John Byrne (le tandem nous a offerts un run légendaire sur les X-Men), et nous conte leurs aventures dans les bas quartiers de New York (Harlem notamment) mis en image avec fidélité dans les séries Jessica Jones et Daredevil. Naïfs, vintage et sans concessions, ces épisodes dénotent avec ceux plus violents et sans épaisseur que l’on retrouve dans la seconde partie de l’album. Le comic book n’aura jamais été aussi meilleur que dans les seventies…

Power Man, Marvel Comics, Le meilleur des Super-Héros tome 14, scénario de Chris Claremont, John Arcudi, dessin de John Byrne, Sal Buscema, Dan Green, Mike Zeck, Eric Cannette et Pepe Larraz, Hachette, juillet 2016, 137 pages, 12,99 euros.


ffwebCe tome-ci n’a rien à voir avec les précédents si ce n’est l’époque, les années soixante-dix, durant laquelle se déroulent ses fantastiques aventures. Qui ne connaît pas les Quatre Fantastiques ? Son homme élastique, sa torche humaine, sa chose qui ne casse pas des briques et sa femme invisible ? Personne, pas même, les littéraires de Saint-Germain-des-Prés. Et pour cause, ces héros sont les premiers à être sortis du moule Marvel, ils sont la première création des prolifiques Stan Lee et Jack Kirby, et surtout, les premiers supers à affronter les forces du mal sans costume en latex, à visage  découvert… Ils sont, avant tout, une famille d’explorateurs de l’inconnue, unie et dysfonctionnelle, dans laquelle tout le monde peut se retrouver… On regrette que Marvel ait vendu ses droits ciné à la Fox… Car les films Marvel sans la présence dans leur univers de The world’s first and greatest superhero family ont perdu une once de leur âme. Le business avant tout, n’est-ce pas ? Enfin, pour vous faire saliver comme il se doit, sachez que ce tome vous livre l’un des plus spectaculaires combats entre les fantastiques et leur ennemi de toujours, le Docteur Fatalis (Doom pour les intimes). Du grand comic book comme l’on n’en écrit plus…

Fantastic Four, Marvel Comics, Le meilleur des Super-Héros tome 12, scénario de Len Wein, Roger Slifer, Bill Mantlo, Marv Wolfman, dessin de George Pérez, Keith Pollard, Hachette, juin 2016, 174 pages, 12,99 euros.


guardianswebUn groupe en cache souvent un autre, et derrière, les fantastiques, se terrent les cosmiques Gardiens de la Galaxie, eux-aussi, rendus célèbres par leur adaptation cinématographique. Ce tome regroupe les aventures des gardiens historiques, créés en 1969 par Arnold Drake et celles du second groupe loufoque dirigé par Star-Lord. Le groupe original est composé d’aventuriers du trente-et-unième siècle qui luttent contre les infâmes Badoon, une race extraterrestre dont le but est de coloniser l’univers. On ne peut pas dire que les aventures de Martinex, Charlie-27, Nikki, Yondu, Vance Astro, et Starhawk aient connu le succès en leur temps. Quand Abnett et Lanning ont relancé l’équipe avec un tout nouveau casting en 2008, le groupe trouva sans tarder son lectorat. Et pour cause, les scénaristes futés le composèrent de figures connues du Marvel Universe, à savoir, l’aventurier Star-Lord, l’explosif Rocket Raccoon, le Destructeur Drax, la femme-assassin Gamora, l’homme-plante, Groot, la Madone Céleste, Mantis et pour les premiers épisodes, le philosophe de l’espace, Adam Warlock, ennemi juré de Thanos, pire vilain cosmique de Marvel… Un casting bien pensé… Dans ce recueil, les premiers gardiens accueillent dans leur futur le dieu du tonnerre Thor et luttent en sa tonitruante compagnie contre l’un des plus coriaces adversaires des Avengers, le cyber Korvac. Quant à nos gardiens du présent, ceux de Star-Lord, ils tentent de refermer des failles spatio-temporelles et tombent nez à flingue au cours de leur expédition sur une sinistre église qui saura contrarier leurs exploits. La nouvelle équipe, descendante de L’Infinity Watch de Warlock, héros cosmiques des années quatre-vingt-dix, avec ses personnages hauts en couleur est une affaire qui roule… Tu m’étonnes que les pontes de la Marvel l’aient adaptée au  ciné…

Les Gardiens de la Galaxie, Marvel Comics, Le meilleur des Super-Héros tome 11, scénario de Roger Stern, Len Wein, Dan Abnett et Andy Lanning, dessin de Sal Buscema, Paul Pelletier, Hachette, mai 2016, 173 pages, 12,99 euros.


batman-annee-100webPour finir sur ma lancée comics, je vous recommande chaudement le Batman année 100 signé par la plume inspirée de Paul Pope qui nous narre les aventures d’un Batman apparu cent ans après l’original à Gotham City. Courses-poursuites, raclées et énigmes sont au menu de ce tome qui rend hommage au Dark Knight de Frank Miller. Le plus du récit est que le mystère demeure quant à l’identité de l’homme chauve-souris. Est-il un descendant de Bruce Wayne ? une réincarnation de ce dernier ? Un inconnu ? Un vampire ? Un semblant de réponse se profile à la fin du tome… Et qui dit Batman, dit Robin, dit Batmobile (même si pas tout à fait), sauts à l’élastique, traque sans fin du chevalier noir jusqu’au dénouement final. Ce que l’on aime chez Pope c’est qu’il nous décrit un Batman avec un uniforme réaliste, nous explique chacun de ses tours, nous le fait suer et cracher du sang tel un boxeur en fin de carrière quitte à le démystifier. Ai-je évoqué son trait qui ressuscite le crayon d’Hugo Pratt ? Batman année 100, un récit noir comme il faut pour ces fêtes nocturnes de fin d’année. Amis gothiques, si vous me lisez…

Batman année 100, collection DC Classique, scénario et dessin de Paul Pope Urban, juin 2016, 272 pages, 22,50 euros.


quizz-star-warswebAprès avoir testé Le Grand Quiz Marvel, j’ai eu la chance (encore) de pouvoir tester Le Grand Quiz Star Wars et ses 500 questions pour endosser les habits de maître Jedi ou de seigneur Sith selon les affinités. En mode Trivial Pursuit ou jeu de l’Oie, le quiz mêle à parts égales chance et connaissance de la saga Star Wars. Comme pour le quiz Marvel, c’est un jeu cool attitude, efficace et rapide à jouer contrairement à certains jeux de plateau. La boîte comprend un plateau de jeu, des pions vaisseaux spatiaux dont le cultissime Millenium Falcon de Han Solo ou encore le Tie fighter de Dark Vador, les indispensables dés (eh, faut bien avancer) et bien sûr les questions sans lesquelles on ne pourrait guère s’amuser. Si vous ne connaissez rien à l’univers Star Wars, vous risquez de vous embourber dans les questions somme toute référencées. Avant d’entamer une partie, visionnez au moins les six premiers épisodes de la saga, avec le septième en prime si affinités.

Quiz oblige, question de mise facile pour vous allécher concernant la première trilogie (la meilleure) : « Les plans volés par les Rebelles au début d’Un Nouvel Espoir sont ceux de quel arme ?

May the force be with you, Padawans

Grand Quiz Star Wars, Collection Hachette Heroes, auteurs : Philippe Touboul, Nicolas Beaujouan, Hachette Pratique, novembre 2015, 96 pages, 30 euros.


crique-des-piratesweb2Autre jeu, sans égal et injustement tombé dans l’oubli ces dernières années, La Crique des Pirates est un jeu de société mêlant stratégie, coups de poker, et humour, dans lequel vous incarnez un pirate en début de « carrière » prêt à tout pour devenir le prochain Barbe Noire. Entre mauvais coups, coups du sort, et coups de canon, la quiétude n’est pas au menu de vos traversées des océans. À chaque tour, l’idée est d’amasser le plus de trésors, d’argent, améliorer son navire, et pourquoi pas, au passage, aborder les flibustiers concurrents. Un petit coup de pute bien placé est bon pour le moral et les caisses, surtout dans ce jeu. Côté matériel, le plateau est boucanier à souhait, de taille et superbement illustré. Les miniatures de navires ainsi que les autres éléments sont également soignés. Il rappelle la beauté d’un jeu comme Talisman. Ne manque plus que la bouteille de rhum…

La Crique des Pirates, auteurs : Paul Randles et Daniel Stahl, Days of wonder, sorti en 2002 réédité en 2012, 50 euros.


xroadswebEt pour boucler cette rubrique cantique, j’ai pensé vous rappeler l’existence de l’excellent recueil X Roads « 1960-2009, 800 albums essentiels », opus qui réunit, en toute subjectivité, tout ce qui s’est passé dans la musique entre 1960 et 2009, écrit par des pontes contemporains aux périodes dépeintes dans ce livre (et fringants au passage), bref, des types qui ont côtoyé les Pink Floyd et autres Who… Ce qui change des bibles musicales d’aujourd’hui écrites par des « fans de » qui se rêvaient Mick Jagger… Vous voyez la différence… Ce bouquin sue le Rock’n’roll, fuse « on the road », respire le vécu… Ouais, les types qui ont écrit ce pavé se levaient à huit heures du matin non pas pour aller poser leur cul sur un siège bureaucratique mais pour se procurer le dernier 45 tours des Led Zep (si si !), le jour de sa sortie… Avec en bonus, les pochettes d’albums, et des photos des coupes de cheveux en vogue à chaque époque. Eh, ils causent même de The Killing Joke, vous connaissez ?

Le bouquin commence à se faire rare sur le marché (tiré en quantité limitée) mais il se vend encore sur eBay, ou mieux, via son éditeur, Christophe Goffette… Plus simple et plus chaleureux… Vous pouvez le contacter à cette adresse : redacbrazil3.0@gmail.com.

X Roads « 1960-2009, 800 albums essentiels », piloté par Christophe Goffette, avec entre autres à la plume, le même Goffette, Eric Coubard, Frédéric Delage, Jean-Charles Desgroux, et tous les autres habitués de la revue Crossroads…, sorti en 2011 chez Bandits company, 578 pages, 69 euros.


That’s all for now, folks…


L’Affreux, aka Arnaud Delporte-Fontaine, illustration de Bertille Delporte-Fontaine


Kankoiça
décembre 2016
L Ma Me J V S D
« nov   jan »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  
Koiki-ya