Abonnez-vous !

WELCOME TO GOOFLAND BRAZIL (and Crossroads) 3.0 — Archives — Livres — Uchronia

Le billet de mauvaise humeur de l’Affreux (épisode 8)

LE BILLET DE MAUVAISE HUMEUR DE L’AFFREUX !

Ce matin, des nuages chargés d’une grisaille fielleuse pointent leur tronche au-dessus de ma trogne mal lunée… J’ai le poil torve, l’haleine chargée, j’ai mal pioncé… Un café mal ingéré avalé, je m’attelle à la petite douceur qui me fera digérer la journée, mon billet de mauvaise humeur !

mr-et-mrs-smithEt pour ce huitième billet baroque, je m’échappe une fois de plus du domaine culturel qui sévit usuellement avec bienveillance sur ces pages pour ricocher dare-dare sur les malheurs du p’tit père Brad Pitt qui a écopé grâce à l’entreprise de démolition entamée par la Maleficent marâtre Angie « C’est pas du joli », dixit Bertille/Fury, cet automne-ci, de la triste toque de « pire paternel de la planète ». Quand on est méchante, c’est pour la vie, contrairement au mariage… Pauvre Brad… L’homme qui faisait rêver les donzelles dans les années quatre-vingt-dix s’est mué, à cause d’un mariage méphitique, en père pétard. Ce brave type est désormais, à l’instar du père Fouettard, persona non grata à la sortie des écoles.

Ah, les femmes, quand elles veulent notre peau, elles ne font pas le boulot à moitié. N’est-ce pas Nietzsche qui disait : « Dans la vengeance, comme dans l’amour, la femme est plus barbare que l’homme » ?

Pour ceux qui penseraient que notre magazine flirte désormais du côté de la presse people, je leur coupe net tout avant-propos cancanier. Ce regrettable fait divers est, en réalité, le prétexte en or (on ne peut pas trouver mieux que Brad Pitt comme argument) pour voler à la rescousse de mes pairs pères en péril.

Et oui, les amis, avec l’avènement de la génération XX, les XY, pères de famille en tête, ont perdu de leurs galons guerriers.

Eh, les gars ? Vous tenez le coup avec votre compagne qui, à chaque instant, est susceptible de vous balancer aux ordures de l’Internet (ça s’appelle la délation matriarcale sous XX), sous prétexte que vous avez osé empêcher votre petit Kevin de démonter votre Unité Centrale ou pire vous coller une fessée pas méritée (si si si) ? Oui, désormais, les kids sont rois… D’où l’urgence de ce billet d’humeur intitulé :

Épisode 8 : Le père tout feu tout poil serait-il en voie de disparition ?

frizou-billet-8web

lhomme-est-une-femme-comme-les-autres-318x450Il semblerait que oui, si on lit les niaiseries de la presse féminine qui nous rabâche quotidiennement que l’homme est désormais une femme comme les autres. Oui, mais, nous, les mecs, on n’esquive pas seize semaines de travail tous les trois ans sous prétexte qu’on porte en notre sein l’avenir de la nation… Nous, au moins, on manque à notre devoir entrepreneurial pour de bonnes raisons, comme, euh, une bonne gueule de bois…

On ne remerciera jamais assez Françoise Dolto et ses héritières hystériques qui castrent les pères depuis des années (et ce dès l’enfance à grand renfort de chantage affectif) afin de pouvoir asseoir en toute impunité, en toute immunité, leur hégémonie matriarcale. En somme, Dolto est la créatrice de la Reine Mère, cette toute petite bonne femme qui règne seule avec ses friandises sur la famille. Les femmes ont voulu s’émanciper, à raison, des mœurs arides des années pré-sixties. C’est bien. Hélas, comme dans toute révolution, il y a eu des victimes : les descendants de ces enfoirés de mâles maltraitants qui avaient tout pouvoir sur les femmes de ces époques austères. Bref, encore une fois, ce sont nous, les descendants des enviandés pro-esclavage-colons dans l’âme, austères-liberticides-belliqueux-pollueurs-adeptes du droit de cuissage qui payons dans nos libertés les plus chères les frais de leurs mœurs inconséquentes. Eh, si ça ne tenait qu’à moi, on ne serait jamais allés évangéliser ces soi-disant primates pour, en réalité, les coloniser et leur piquer leurs ressources naturelles.

cwq5en5xvpcveffqrqbqvzl72ejkfbmt4t8yenimkbvvk0ktmf0xjctabnaljim9Mais revenons à nos mamans chéries. Les « filles » de Dolto peuvent enfin élever, avec la complicité des grands-parents planqués dans l’ombre, leurs rejetons et cultiver jusqu’à plus d’âge, sans encombre, leur Œdipe avec leurs fils chéris. Seules, sans le con (insulte féministe ultime) qui leur aura éjaculé dans la matrice un soir de beuverie l’objet de la convoitise (pardon à celles et à ceux qui communiquent à travers la membrane utérine avec leur futur rejeton. Le fœtus est un être vivant qui a, comme vous, adultes, droit au respect et son mot à dire, même à cet état embryonnaire, sur votre conduite. Tant qu’on y est, on pourrait même leur ouvrir à la seconde même où ils s’incrustent dans vos ventres leurs droits à la sécurité sociale).

L’humain en devenir, selon la mère Dolto toujours, qu’il soit embryon ou nouveau-né est en mesure de piger tout ce que vous lui racontez. C’est un être intelligent qui doit prendre part, sans tarder à votre vie de famille, vos décisions, la disposition de votre salon, votre manière de vous habiller, vos fréquentations, en d’autres termes, un futur tyran à même de déboulonner le père Fouettard, brrr… Si je gonfle les traits de mon argumentaire, voire use et abuse de la caricature, c’est pour que vous pigiez, chers pères, le traquenard dans lequel vous êtes tombés… Ok, aussi, parce que je suis un incorrigible faquin.

Moi-même, père d’une petite canaille, parfois, je me sens pieds et poings liés par cette hystérie sur pattes sociétale qui cherche à scier mes attributs paternels pour laisser libre court aux caprices sans fin des « Marianne » qui nous les brisent sévèrement ces temps-ci. Oui, je suis père, oui, j’entends offrir à mon kid des valeurs, un cadre, un modèle de vie, une éducation, une sensibilisation au contexte mondial, à l’environnement, sans pour autant lui dérober son enfance. Le dialogue reste ouvert tant qu’il pige que les limites, c’est moi et sa mère qui les imposons, et qu’à la maison, le boss, c’est moi, pas ses caprices à la minute. Si je cédais à chacune de ses demandes les plus fantasques (comme déchirer les pages  de mes livres pour calmer sa rage dentaire ou reprogrammer mon ordinateur parce que c’est comme ça et pas autrement sinon il se fourre le pied dans la bouche tout en hurlant à la mort sa mère), ma liberté, telle une peau de chagrin, serait toute ratatinée. Et puis, surtout, son ego no limit ne cesserait de grossir tel un polype sur le cervelet. À nous, les pères, d’imposer des limites.

dicaprio-escrocGare au « Very Brad Trip ! »

Car, sans limites inculquées dans sa prime jeunesse, votre gamin, une fois adulte, trouvera normal de piquer l’argent des pauvres Malaisiens (Y’a comme un malaise, ah ah ah) pour financer ses films de gangsters et ses orgies parce que personne n’aura jamais osé contrarier son ego. Oui, je parle de Leonardo DiCaprio. Encore un qui m’aura bien baladé ces années passées. Cette année 2016, terrorisme en prime, est l’année des « bas les masques ». Et Leo m’a bien roulé dans sa poudreuse. Il faut dire que le mec, on lui serine des : « Eh, Leo, t’es le king of the word, tu niques qui tu veux quand tu veux ! T’es l’enfant chéri de l’Amérique ! » depuis qu’il a coulé le Titanic… À force de hisser le pavillon de l’immortalité en son honneur, sa psyché a fini (comme Jake Dawson) par boire la tasse… Le type, le matin, il est écolo, l’après-midi, gigolo, la nuit, escroc (eh l’Affreux, gare à ne pas bafouer la présomption d’innocence du Roi Leo. À la seconde où j’écris ce papier, l’enquête est toujours en cours… D’ici la publication du billet, elle aura peut-être abouti sur un… non-lieu… Eh, avec son réseau, son pouvoir, son pognon, Leo devrait s’en tirer haut la main. Si Sarkozy a bénéficié de cinq non-lieux dans ses affaires entortillées, imaginez Leo…). Si l’enquête vient à condamner le king, on pourra dire que c’est la faute de sa mère si l’ami Jake est parti à la dérive. Si si si ! Parce que ta mère t’aura tout laissé passer sous prétexte que tu es né beau, talentueux, bref ce que tu veux, tu seras devenu ce que tu condamnais dans tes films, Le Loup de Wall Street en tête, un voyou. Et ton père, dans tout ça ? Il ne t’a jamais sermonné celui-là ? Servi de guide dans les obscurs méandres de la vie ? Ah, oui, j’oubliais, il s’est fait virer de la maison quand t’étais tout petiot… Ce qui a laissé à ta mère tout pouvoir sur toi. D’ailleurs, elle a bien réussi son coup (du moins c’est ce qu’elle pensait avant tes « supposés » ennuis judiciaires), puisque c’est elle, et non, ta compagne (remarque tu en as tellement que…) qui t’accompagne à chaque cérémonie prestigieuse. Bref, je suis déçu Leo, au conditionnel présentement. Espérons que cette déconvenue ne vire pas au présent simple.

Pour revenir sur le bon dos de la mère Dolto, l’ennemie jurée du père Fouettard, il faut comprendre qu’elle ne nous a pas pondu sa psychanalyse comme ça, hein, sortie du chapeau de Lacan, non, la pauvre a, elle aussi, son lot de circonstances atténuantes (mais qui n’en a pas ?). La p’tite en a bavé dans sa jeunesse. Issue d’une famille de catholiques d’extrême-droite qui a mis un frein à ses libertés, comme le droit à l’éducation, le choix de son époux, etc., elle a dû s’imposer pour vivre, en femme libre, et se jeter corps et âme dans la psychanalyse, notamment, celle de la petite enfance. Ancienne enfant opprimée non-considérée par ses parents, elle va, dès lors, offrir à la jeunesse la chance qu’elle n’a pas eue, celle d’être entendue et considérée par le monde des adultes. En somme, avec elle, l’enfant, qu’il soit âgé de six mois ou neuf ans, a tous les droits.

63248944Tout ça est bien joli dans un conte de fées, pas vrai, Angelina ? Mais allez expliquer à un enfant qui a tous les droits que mettre la tête dans votre four ménager est légèrement toxique pour sa santé, ou que casser en toute impunité avec jouissance un camion de pompier sur la tête d’une petite fille de deux ans de moins que lui à l’école maternelle est une activité fort déplaisante. Quand vous éprouvez publiquement votre mécontentement quant au coup de camion sur la caboche de la petite fille, on vous rétorque qu’il faut fermer les yeux, que les expériences sont de son âge, que c’est comme ça, surtout chez les petits garçons. On ne peut donc rien leur dire. Le message est on ne peut plus clair. C’est la faillite de l’éducation parentale et sociétale… On ne remerciera jamais assez l’Éducation Nationale. La nôtre est parmi les pires de l’Europe… Si on était malins et moins orgueilleux on irait piquer des idées au système éducatif finlandais qui sait s’adapter au besoin de chaque enfant contrairement à nous qui ne sommes bons qu’à appliquer nos bonnes vieilles méthodes d’apprentissage de l’écriture obsolètes. Le groupe prévaut sur l’individu… Si tu ne rentres pas dans le moule, tu es mort… On ne compte plus les potentiels flingués par nos écoles.

enfant-americainCôté Outre-Atlantique, ça n’est pas mieux, c’est même pire. Nos friends Américains ont tellement appliqué à la lettre les théories « Doltoniennes » (à ne pas confondre avec les couleurs des Dalton), tellement pas cadré leurs jeunes pousses sur les bancs de l’école, qu’aujourd’hui, leurs gamins, n’ayons pas peur des mots, sont légèrement dégénérés. À trop exaucer tous leurs souhaits (vive Walt Disney), céder à tous leurs caprices (un enfant a, en moyenne, un caprice à la minute), ils ont créé Seth Rogen, ce grand nigaud qui cause comme il mange, de la merde (Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es).

Saviez-vous que les kids d’aujourd’hui avaient droit de vie et de mort sur la vie sexuelle de leurs parents ? Non ? Ces gamins qui s’incrustent dans votre lit cinq minutes pour commencer le soir et qui finissent par s’installer définitivement à la place du… père, ça vous cause ? (Ah, j’aperçois deux types planqués derrière leur clavier qui opinent sacrément du chef…) À mon affreux avis avisé, ces petits monstres instinctifs craignent l’éventuelle concurrence à venir (petits frères et petites sœurs) qui pourrait les reléguer au triste rang de figurant de l’enfance dans le cas d’une fécondation féérique. Le message est clair ! Pour vous débarrasser de  l’infantile incruste, faites l’amour comme des fous (même si les fous, camés par les psys comme ils sont, ont plutôt tendance à dresser le « drapeau de la berne » que celui de la baise) ! La vie, en somme, n’est qu’une conquête de territoire, et le lit, c’est le vôtre, les parents, pas celui de votre galopin. Encore faut-il que vous soyez toujours attirés l’un par l’autre, je connais des cas difficiles… Eh eh eh…

dolto-carloswebMais revenons à Dolto, encore. Saviez-vous que cette mère penseuse dont les livres envahissent toujours les étalages de psychologie de la petite enfance de nos librairies est la maman de « Carlos », le type du Club Dorothée (pas le terroriste), qui nous vantait, à cinquante balais passés, à coups de chansons publicitaires, l’infâme boisson cariogène « Oasis » entre deux épisodes de Dragon Ball Z ? Putain, ce bon con, de son vrai nom Yvan-Chrysostome Dolto, m’a valu des infâmes allers-retours chez le dentiste de la rue des Sans-Dents du père François… Le résultat de la méthode éducative de la mère Dolto, la reine de la psychologie infantile ? De sa mise au placard du modèle paternel ? C’est Carlos son fils, un type désœuvré, qui, à plus de cinquante piges, bossait pour le nez de Dorothée, mère imaginaire de tous les enfants du paf et qui (Carlos pas le nez de Dorothée), sur ses dernières années faisait la promo de Sarkozy.

Fut un temps, avant que les femmes n’aient le droit de l’ouvrir pour revendiquer leurs libertés ; dans nos foyers, régnait le liberticide père Fouettard. Vous connaissez le père Fouettard ? Ce gros ogre, personnage du folklore de la Saint-Nicolas qui dispense des coups de martinets aux petits canailles ? Aïe Aïe Aïe… L’éducation prodiguée dans de nombreuses maisonnées n’était franchement pas Gai-Luron. Les gamins se prenaient des coups de savates, martinet, roustes, fessées déculottées, et j’en passe et des sévices, à la pelle, en toute impunité, parce que le père « F » avait décrété que tout ce qui vivait sous son toit lui appartenait, et qu’il avait, donc, en Souverain, pouvoir de vie et de mort sur ses sujets, femme(s) y compris… Certains d’entre nous s’en souviennent encore…

Avant, il y avait le père fouettard, maintenant il y a le père fouetté.

zuvnu3irzabkdmkch8yxv8djjxo350x350D’où le nœud de marin de notre problème présent. À cause des mauvais pères qui maltraitaient (à également conjuguer au présent) leurs enfants, les pères de ce jour ont perdu le droit d’exercer une autorité sur leurs descendants. Autorité ne rime pas avec maltraitance, loin de là. Autorité rime avec cadre, limites et un modèle (celui que l’on a sous la main) à suivre. Moi, j’aurais aimé avoir pour père Robert Redford. Je ne le connais pas, je le fantasme, bien évidemment. Mais, j’aurais aimé qu’il m’embarque à l’aube des week-ends construire des cabanes dans l’ouest sauvage… Vous avez vu Jeremiah Johnson ? Qu’il me conte avec sa superbe, la faune, la flore, les aigles, la beauté de la nature, mais aussi ses dangers. Voilà pour ma fantaisie du moment qui restera au stade de projection.

Mon gamin, quand je lui dis d’arrêter d’emplâtrer le petit Xavier, je vous assure qu’il m’écoute. Eh, j’ai la chance d’avoir épousé une femme qui me laisse exercer en paix et en toute liberté (sans abus, et avec conseils avisés, évidemment) mon rôle de père, ça aide… Mais je suis loin d’être Monsieur Parfait. Moi aussi, je me plante régulièrement le doigt dans l’œil… Mais j’apprends, je me recadre au mieux, j’évolue de manière à être meilleur le jour qui suit… Eh, pour un peu, on se croirait dans un remake de La petite maison de la prairie. Mon deuxième prénom est « Charles », hasard ou coïncidence ?

Alors, Brad Pitt, puisqu’on a commencé ces mots doux avec toi, clôturons ce billet en ta compagnie. Je suis sûr que tu n’es pas un père violent, mais que tu as sans doute, comme moi ou d’autres, haussé le ton un cran trop haut, parfois. Tu as tes raisons… Peut-être as-tu abusé de la bouteille en présence de tes gamins… Grave erreur, car l’alcool, nous amène souvent sur un terrain glissant surtout quand on a épousé, comme toi, une jeteuse d’huile… Gare aux éboulements.

Je ne me fais pas de soucis pour toi, tu as un bon avocat, tu finiras par retrouver tes galons de paternel. À condition que tu fuis celle qui en veut à ta peau, recadre tes gamins et garde le cap loin de la bouteille (en présence de tes petits gars)… Tu n’es pas ton père, tu vaux mieux que ça.

N’oubliez pas, les paternels, les enfants à qui vous ne dites pas « stop » grandissent. Plus tard, dans un futur prochain, ils vous reprocheront votre éducation « cool attitude », votre absence répétée, votre dicton préféré : « Ça n’est pas mon problème, c’est celui de l’école ou de mes parents à qui je refile la patate chaude, la  semaine comme le week-end », vos manques de conseils avisés et astuces pour offrir à vos enfants les outils qui leur permettront de survivre dans un monde chaque jour plus hostile. Ce jour, il sera trop tard, pour eux, hélas.

Je dois filer, je sens une odeur suspecte dans ma cuisine… « Junior, tu ne serais pas en train de cramer Spider-Man dans la poêle à frire, bordel de merde » ?

Ouais, pour le modèle paternel, on repassera…

Affreusement vôtre, les p’tits pères.

L’Affreux.

To be continued…

Un billet acéré par le fleuret spadassin d’Arnaud Delporte-Fontaine  et ciselé par le fusain sanguinaire de Frizou.


Arnaud Delporte-Fontaine

 


Kankoiça
novembre 2016
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  
Koiki-ya