Abonnez-vous !

WELCOME TO GOOFLAND BRAZIL (and Crossroads) 3.0 — Archives — Livres — Uchronia

Laurent-Frédéric Bollée élargit les horizons de la BD

photo_bollee_nbLaurent-Frédéric Bollée fait partie de ces auteurs acharnés, dont le spectre d’écriture est si large qu’il redessine les horizons de la bande dessinée. Entre  l’épopée historique  Terra Australis, les mystères d’ApoclaypseMania, le récit plus intime de Deadline, difficile de savoir où donner de la tête. Brazil ne pouvait laisser passer l’occasion de  découvrir de nouveaux mondes. On a bien envie d’explorer un esprit aussi vaste. Prêts pour un grand voyage ? Suivez le guide !


 

Vous faites partie des auteurs balayant un large spectre narratif ; on vous voit dans des genres très différents mais vous y semblez toujours à l’aise. On connaît votre goût pour les sports mécaniques puisque vous animez des émissions consacrées à ce domaine. C’est pourquoi je commence par le diptyque Speedway  (Dargaud, 2010, dessin de Siro couleurs Sandra Enz et Christophe Araldi) qui selon moi offre un échantillon de vos marottes : course automobile, journalisme, science-fiction, réflexion sur la société… racontez-nous la genèse de ce récit.

  • Permettez-moi de dire que je n’aurais sans doute pas choisi Speedway comme première œuvre à aborder en ce qui me concerne. C’est un diptyque un peu anecdotique, où j’ai essayé de mêler de la pure science-fiction avec mon autre métier de journaliste spécialisé en sport automobile. Ça m’a amusé d’imaginer la F1 du futur, qui ressemble plus à une sorte de super Paris-Dakar où les véhicules roulent à plus de 500 km/h ! C’est pratiquement la seule fois que j’ai fait ça, car je ne veux pas mêler mes deux métiers : je fais du journalisme la journée, et globalement de la BD les autres moments, les deux sont bien séparés ! Speedway était en fait surtout l’occasion de travailler de manière sympathique avec Siro, avec lequel je m’entends très bien et qui souhaitait comme moi développer un récit d’anticipation et d’action façon « comics »…

terra_australis_bollee_nicloux_glenatSpeedway abordait toutefois la question de la disparition ou de l’évolution des espèces, le sort de l’humanité, l’expansion des mondes, la question des différences… cela me conduit vers Terra Australis, (Glénat, 2013, dessin de Philippe Nicloux (prix Amerigo Vespucci 2013) votre immense roman graphique dont la suite est annoncée pour 2017. Qu’est-ce qui vous a conduit à écrire ce récit historique ? Quelles sont les principales difficultés ?

  • Là, en revanche, il faut bien avouer que Terra Australis est sans doute mon « grand œuvre » (je dis ça modestement bien sûr). C’est bien évidemment ma fascination pour l’Australie qui est à l’origine de ce projet et le fait de constater que l’arrivée des Anglais sur ce territoire en 1788, suite à la mise en place d’une flotte de 11 navires consistant à déporter une population carcérale, restait globalement une histoire méconnue – il y avait de quoi en tout cas s’engouffrer à l’intérieur de cette incroyable colonisation, avec un récit qui a le parfum d’une grande aventure, qui renferme des destins hors-normes, des faits étonnants et bien sûr une dimension humaine et sociale très forte. Les deux difficultés majeures ont été d’ingurgiter d’abord toute la documentation historique, de s’imprégner d’un contexte anglais issu du XVIIIe siècle et de sources uniquement ou presque en langue anglaise – cela m’a pris un an, avec notamment trois mois uniquement consacrés à retracer le voyage des bateaux jour par jour ! Ensuite, si j’étais « béton » au niveau de la connaissance de mon propos, il fallait faire des choix drastiques pour évoquer cette véritable odyssée. Mon premier plan faisait 800 pages, mais on a tous décidé qu’en faire « seulement » 500 était sans doute plus raisonnable…

Un mot sur la suite annoncée ?

  • Vu le succès critique et public de Terra Australis et vu cette aventure personnelle qui nous a aussi liés, Philippe Nicloux et moi-même pendant cinq ans, nous n’avons pas résisté à la tentation de nous repencher sur nos « chroniques australiennes ». L’album s’appellera Terra Doloris, et devrait sortir en mars 2018. Sur 350 pages, nous continuerons de conter des histoires parfois « bigger than life » de certains prisonniers envoyés à Sydney et qui ont tenté de se rebeller face à ce système sans pitié qu’était la déportation à l’autre bout du monde. Il va de soi que le sort des aborigènes a aussi était scellé dès l’arrivée de la Première Flotte et qu’il est sans doute utile de rappeler ces faits historiques et qui datent de moins de 230 ans, ce qui est rien à l’échelle de l’humanité…

Vous avez d’autres récits à dimension historique : Un long Destin de Sang (Éditions 12 bis, dessin de Bedouel) sur la Première Guerre mondiale ou Deadline (Glénat, 2013 dessin de C. Rossi) pendant la guerre de Sécession. L’un comme l’autre s’attachent à raconter la grande Histoire à travers l’histoire personnelle des protagonistes. Leurs conflits intérieurs en viennent à supplanter les conflits des nations, non ?

  • S’il y a bien une constante dans mes histoires, c’est la place de l’homme dans le monde qui l’entoure. Et je précise tout de suite que c’est sans doute une obsession chez moi que de mettre en scène des personnages qui sont ballottés par les événements qu’ils ont du mal à maîtriser – je suis souvent enclin à démontrer que nous ne sommes que les jouets du hasard et que nous nous débattons en permanence dans une sorte de « vie » (ou « matrice » ou « destinée »…) qui nous dépasse complètement. Un Long Destin de Sang et Deadline sont deux œuvres marquantes pour moi puisque le simple fait de voir des personnages devant se débattre dans le quotidien d’une guerre est l’illustration la plus aboutie de cette propension évoquée plus haut. Je suis très fier d’Un long Destin de Sang qui est un récit choral qui s’enchaîne sans temps morts, et qui résulte d’une authentique mécanique de précision scénaristique sur laquelle j’ai beaucoup travaillé. Deadline m’a surtout permis de travailler avec Christian Rossi, un honneur qui ne se refuse pas. Le thème principal n’a pas toujours été compris cependant : il s’agissait moins d’une histoire d’homosexualité pendant la Guerre de Sécession qu’un « roman » sur la vie d’un homme ordinaire à la recherche d’un idéal (et pas seulement d’un autre homme !) ce qui impose de faire parfois des choix douloureux, surtout quand le carcan de la société empêche de se réaliser pleinement…

Dans ApocalypseMania (Dargaud, dessin de Phillipe Aymond), tome 1 : Couleurs spectrales (2001) :  « Le journalisme c’est un tiers d’émotion, un tiers d’invention […] un tiers de manipulation » dit  le photographe d’ Hannah p 17 et 18. C’est vraiment comme cela que votre œil de journaliste voit les choses ? A ce propos, le 4e pouvoir est présent dans nombre de vos récits, bien sûr avec Matt Peterson – London Running (2012, Casterman/ L’Equipe dessin de Stom) qui narre les enquêtes d’un journaliste sportif. Le rôle de médias est mis en valeur aussi dans votre série policière A.D. Grand-Rivière (Casterman dessin de Al Coutelis ; couleurs de Phil Aymond)…

  • Étant journaliste depuis presque 30 ans, j’avoue qu’il m’est parfois difficile de résister à aborder ce métier ! Je maintiens et assume la phrase que vous citez, même si elle est évidemment destinée à être percutante et exagérée… Mais il est vrai qu’on assiste assez souvent tout de même à des réalités un peu réécrites et des approximations manifestes – sans oublier la confusion avérée entre « journalisme » et « communication ». Toujours est-il que cela reste bien entendu un contrepouvoir très important et une nécessité absolue dans nos démocraties modernes que d’avoir une presse libre et indépendante.

Les enquêtes semblent être un de vos modes narratifs de prédilection si on en juge par plusieurs de vos albums. Votre adaptation de Mongo le magnifique d’après George Chesbro (Emmanuel Proust, 2004, dessin de Roger Mason Couleur de Tanja Cinna) : un policier atypique ancien circassien part sur les traces d’une secte. La trilogie Hauteclaire (Emmanuel Proust ; dessin de Benoit Lacou ; couleur de Mélanie Dupas) qui emprunte autant à Barbey d’Aurevilly qu’à Victor Hugo et même à Bob Kane, le créateur de Batman (!) confronte trois témoignages visant à révéler l’identité de la belle Hauteclaire. Sans oublier London Inferno (Emmanuel Proust, 2003, collection Petits meurtres ; dessin de  Roger Mason), l’enquête que les deux flics londoniens auraient aimé ne jamais avoir eu à traiter…

  • On aborde là ma bibliographie « thriller » et polar, qui a longtemps été ma marque de fabrique avec le fantastique. Depuis plusieurs années, je suis plutôt passé côté histoire et témoignage, avec une prédilection pour le roman graphique et une pagination plus importante qui me permet de mieux m’exprimer. Mongo le Magnifique est une des rares adaptations littéraires que j’ai faites, et j’en suis pleinement satisfait, notamment parce que cela m’a permis de travailler avec un dessinateur anglais et d’écrire le script directement dans cette langue. Il s’agissait aussi d’adaptations pour le projet Hauteclaire même si elles émanaient d’œuvres libres de droit. En tout cas, adapter une pièce de théâtre de Victor Hugo (Marion de Lorme) était un de mes buts dans ma « carrière » et j’ai donc pu le faire avec une grande satisfaction. London Inferno, enfin, était un bon petit polar qui m’était apparu au cours d’un rêve : c’est la seule fois que j’ai expérimenté ce phénomène, mais je me souvenais très précisément d’une scène en me réveillant et j’ai tout (re)construit autour !

Concernant votre XIII Mystery, consacré à Billy Stockton, comment se glisse-t-on dans les pas d’un scénariste comme Van Hamme ? Comment imposer sa marque dans une série comme celle-là, entre respect de l’oeuvre originale et envie d’apporter un regard neuf ?

  • En l’espèce, ma marque a ici été mon choix de personnage : Billy Stockton, ce n’est quand même pas le personnage le plus connu de XIII ! Je pense franchement que tout le monde se souvient de lui dans l’album Toutes les Larmes de l’Enfer, mais ce n’est pas quelqu’un qui a traversé l’histoire générale. C’était peut-être à double tranchant : on avait certes une assez grande liberté pour traiter ce personnage, mais on prenait le risque qu’il ne soit pas très accrocheur. Je remercie en tout cas Jean Van Hamme d’avoir validé cette envie, car je pense que de toute façon, il est bien d’alterner les personnages majeurs et un peu moins dans une série concept comme XIII Mystery. Il y avait bien sûr un cahier des charges à respecter, et je résumerai ce dernier en disant qu’il faut quand même accepté d’être « coaché » par Jean ce qui implique de forcément se mettre à son diapason… Ce n’est pas un problème bien sûr, c’est plutôt stimulant et on s’aperçoit, en lisant bien cet album, que j’ai glissé beaucoup de choses personnelles comme l’ambiguïté/fascination qu’on éprouve face au personnage de Batman, une certaine vision de l’Amérique moderne avec ces tueurs de masse qui défraient régulièrement la chronique, et même des références à JD Salinger qui me tenaient à cœur… Bref, comme en plus j’ai pu mettre en scène le personnage de XIII et que j’ai repris des passages de l’album original, c’était plutôt jouissif comme expérience !

matsumoto_bollee_nicloux_glenatLa BD semble offrir une tribune pour donner votre vision de la société. Contrecoups Malik Oussekine (Casterman, collection écritures, 2016, dessin de Jeanne Puchol, ) et Matsumoto (Glénat, 2015, dessin de Philippe Nicloux) vous permettent de revenir de graves faits divers : la mort de Malik Oussekine en décembre 1986 et l’attentat de Tokyo au gaz sarin en 1995. Pouvez-vous nous rappeler votre ressenti à l’annonce de ces événements et nous dire ce qui vous a conduit à en parler aujourd’hui ? Matsumoto est édité depuis peu au Japon, comment cela s’est-il déroulé ?

  • Voilà précisément ma nouvelle orientation dont je parlais, avec deux titres qui évoquent des thèmes récents, de société, presque « citoyens ». J’étais étudiant lorsque Malik Oussekine a été tué en décembre 1986 et même si je ne manifestais pas à l’époque contre la réforme Devaquet, j’avais été choqué par cette quasi barbarie et cette dérive évidente de la force policière. Aujourd’hui encore, l’affaire Malik Oussekine reste le prototype de la bavure ignoble et scandaleuse, et il me semblait important d’offrir une sorte de piqûre de rappel, surtout que nous traversons des périodes pour le moins troublées en matière de rapports sociaux… Contrecoups n’est toutefois pas un documentaire où l’on explique l’affaire, nous avons choisi d’emprunter une voie un peu plus « romancée » et de faire apparaître Malik Oussekine presque comme une silhouette qui sert de révélateur aux autres personnages, qui sont eux fictionnels.
  • Matsumoto évoque la fameuse secte japonaise AUM, responsable de l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo début 1995. Mais ce que personne ne sait par chez nous, c’est qu’AUM avait en quelque sorte fait un attentat-répétition, toujours au gaz sarin, dans la ville de Matsumoto en juin 1994 – c’est cet épisode que Philippe Nicloux et moi montrons dans cet album avec ce qui apparaît comme la tragédie secrète du Japon moderne. Il est certain que la portée de ces attentats est gigantesque car ils sont à la fois terribles dans leur mode opératoire, ils ont une connotation chimique et ils sont dus à une organisation « privée », ne se revendiquant pas d’un Etat ou d’une nation. Le livre va effectivement sortir au Japon au début de 2017, ce qui n’est pas anodin dans la mesure où l’ancien gourou de la secte est toujours en prison. Il a été condamné à mort mais n’a toujours pas été exécuté et rien ne dit qu’il le sera un jour. En tout cas, mon éditeur japonais, que j’ai pu rencontrer il y a quelques jours à Tokyo, m’a assuré qu’il s’agissait pour lui d’un livre important, qui remplit parfaitement un rôle d’alerte pour la jeune génération d’aujourd’hui.

ApocalypseMania (Dargaud, dessin de Phillipe Aymond) est empli de mystères sur le destin des hommes et de l’univers. L‘idole et le fléau (Éditions 12 bis, 2009, dessin de Igor Kordey ; couleur de Len O’Gradey) joue aussi avec des mystères funestes à l’échelle planétaire. Tout comme avec L’Ultime Chimère, un projet ambitieux et mené par plusieurs dessinateurs. Qu’est-ce qui vous conduit à aborder ces thèmes ésotériques ?

  • Votre regroupement est parfaitement justifié et il est vrai que ces trois séries ont des points communs et appartiennent toutes au registre du fantastique. J’ai toujours adoré ce que j’appelle les mystères du monde, les phénomènes inexpliqués et globalement occultes ou ésotériques et si vous rajoutez l’influence de séries comme X-Files, alors vous imaginez ce que ça peut donner au niveau de l’imaginaire ! Cela m’amuse beaucoup en tout cas de surfer sur tous ces thèmes et de s’offrir des moments où l’on se dit qu’on tutoie peut-être les vérités cachées de l’univers…

maitre_saintiers_bollee_fino_glenatÀ un autre degré, la question de l’ésotérisme intervient dans Les Maîtres saintiers (Glénat, dessin de Serge Fino ; couleurs de Zuzanna Zielinska). Cette fois, dans ce récit d’une rare densité, c’est en partie votre propre histoire ou du moins celle de votre famille que vous revisitez, en narrant les aventures des fondeurs de cloches. Vos héros ont l’air d’être à la fois des lettrés, des architectes, des designers, des maçons, des ferronniers… Racontez-nous la naissance de ce projet, la recherche de documentation, votre collaboration avec Serge Fino au dessin. Étiez-vous plus tatillon sur ce sujet que sur un autre ?

  • Je cherchais à écrire une saga familiale, dont le modèle en BD reste sans doute Les Maîtres de l’Orge de Van Hamme et Vallès. Les deux caractéristiques en sont d’une part une évolution dans le temps entre les albums et le parcours de différentes générations d’une même famille, et une « activité » assez méconnue d’autre part, avec une notion d’un métier artisanal et relevant d’un authentique patrimoine. J’ai honnêtement essayé de garder ce cadre pour les Maîtres Saintiers, qui me permet, de plus, de rendre hommage à ma famille. Je suis en effet issu d’une grande famille de fondeurs de cloche (maîtres saintiers, en langage un peu plus « noble »…), avec mon ancêtre Jean-Baptiste Bollée dont l’activité remonte à 1715. Depuis, dix générations de fondeurs se sont succédé et mon oncle Dominique est l’actuel titulaire de la charge, la fonderie Bollée étant installée depuis la première moitié du XIXe siècle à Saint-Jean-de-Braye, près d’Orléans. Il y a là-bas d’ailleurs un musée très intéressant pour en savoir plus sur ce métier franchement fascinant et vous imaginez bien que Serge Fino est venu prendre de nombreuses photos de ce lieu pour se documenter ! Je ne suis pas plus tatillon sur ce projet que sur un autre, mais disons qu’il vaut mieux éviter de faire des erreurs sur les méthodes de fabrication d’une cloche… Comme dans toute bonne saga, j’ai rajouté une couche supplémentaire, en l’occurrence ésotérique, avec un mystère concernant un carillon d’une église de Châtellerault, on l’on semble apprendre qu’il y a une révélation secrète sur la vraie vie de Marie, la mère de Jésus. Je me suis en quelque sorte offert mon Da Vinci Code sur ce coup-là ! La série se conclura en 2018 au quatrième épisode après une multitude de voyages (Paris, Saint Petersbourg, Rome…). Je suis persuadé que les lecteurs, en relisant peut-être les tomes d’un coup, s’apercevront que c’était vraiment un récit captivant et intéressant…

On s’en aperçoit déjà ! Les références en tous genres qui émaillent vos textes témoignent d’une culture solide, on devine votre goût pour la poésie, les romans, la philosophie, particulièrement Victor Hugo. Parlez-nous de vos lectures…

  • Jusqu’à globalement mon entrée dans la vie active, j’étais un véritable lecteur assidu et je ne cache pas ma passion pour la littérature globale du XIXe siècle et ceux que j’appelle « les grands maîtres »… Parmi eux, j’ai éprouvé une véritable fascination/passion pour Victor Hugo, qui représente pour moi le modèle absolu, le génie total, l’homme fait écriture. Je me suis lancé ensuite dans une période de science-fiction, où j’ai essayé de rattraper mon retard dans ce domaine, ce qui m’a permis de découvrir d’authentiques chefs-d’œuvre. Si je devais en citer un spontanément, il s’agirait sans nul doute de Rama de Clarke et Lee. Quelle plongée dans le monde de l’espace et des autres présences ! J’ai essayé aussi bien sûr de rester au contact de mon époque avec des romans plus contemporains, mais depuis que je suis vraiment devenu auteur, je n’ai plus le temps pour en lire autant que je veux – à vrai dire, depuis quelques années, toutes mes lectures sont plutôt des œuvres historiques ou de documentation sur des sujets que je vais être amené à traiter. Par exemple, je vais écrire un roman graphique sur Patrick Dewaere qui devrait sortir en 2018, mes lectures récentes concernent forcément ce personnage ! J’avoue que je ne suis pas très féru de philosophie, mais je m’immerge le plus possible dans la poésie qui me permet de m’offrir une parenthèse « enchantée » dans le tourbillon du quotidien. Mais là aussi, je reste assez classique dans mes choix…

Merci beaucoup pour toutes ces réponses. On espère poursuivre la route à vos côtés ou sur vos traces.


Filakter


Kankoiça
novembre 2016
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  
Koiki-ya