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WELCOME TO GOOFLAND BRAZIL (and Crossroads) 3.0 — Archives — Livres — Uchronia

Balade Bertillienne Brazilienne 2

Balade Bertillienne Brazilienne 2

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Faire La traversée de Paris, la tête dans les nuages, à La frontière de l’aube, tels Les enfants du paradis, déflorer son pavé les pieds nus, À bout de souffle et faire Les quatre cents coups à grandes enjambées enchâssées sur la chaussée où Chacun cherche son chat, entrer dans L’auberge espagnole, relire le Système A, trouver le butin Signé Arsène Lupin, rencontrer Cléo de 5 à 7, deviser entre parade et Charade, danser Le dernier tango à Paris sur un Coup de tête, jongler entre Jules et Jim, et jouer aux Innocents, embrasser La fille sur le pont, siffler, tel L’arnacœur, La fille du RER, et rendez-vous, Un cœur en hiver, sur les quais où Tout le monde dit I love you, Tout peut arriver… Se dire que, La vie est à nous ! Crier à tout-va, Paris, je t’aime ! Paris nous appartient ! Adresser sa Lettre(s) à M, espérer Un long dimanche de fiançailles… Être pour une heure, Un homme et une femme, jouer Les égarés, s’initier Un + Une à La meilleure façon de marcher, et suivre les pas du Promeneur du Champ-de-Mars, valser tel un Américain à Paris, s’asseoir au Café de Flore avec Vincent, François, Paul et les autres, et héler : « Garçon ! », « Un baiser, s’il vous plaît ! » Se glisser dans la peau de La Reine Margot, dans les contours d’une Belle de jour, dans l’aquarelle de Coco avant Chanel, dans les veines de La bête humaine, ou dans les chorus des Poupées russes, surpasser Les Amants du Pont Neuf, dépasser Les amants réguliers près de Montparnasse 19, emprunter la Place Vendôme, suivre Le bal des actrices, croiser La Môme, saluer Sagan, jouer Zazie dans le métro, s’arrêter à l’Hôtel du Nord pour un temps, et, Autour de minuit, vivre Les nuits fauves, revivre Minuit à Paris, et suivre La passante du Sans-Souci... Puis, se lover à rebours dans les velours du Moulin Rouge, user, en Tenue de soirée, les Fauteuils d’orchestre face à Diva, aux côtés d’Amélie, et se perdre encore et encore Dans Paris… Alors, à la Nuit d’ivresse passée, prendre Le dernier métro, attendre que Sous le ciel de Paris, Le soleil se lève aussi et laisser s’effiler Les choses de la vie

Vivre, encore et toujours Paris à tout prix

Bon voyage dans les rues de Paris…

Les estivales à Paris : De l’Opéra Garnier aux Grands Boulevards, en passant par les pantins de Grévin aux étoiles du Grand Rex, du passage des Panoramas, et Little India, jusqu’au Théâtre du Merveilleux… Panorama pris d’un train en marche.

plancheopéragarnierUn week-end à Paris, rendez-vous place de l’Opéra, en place des petits rats et de Ballerina, entendre Archimède le clochard fredonner « Chantons sous la pluie » sans parapluie, faire Le bonheur de Pierre et Entrez dans la danse, gravir quelques marches en Flashdance, bondir tel Billy Elliot en Foxtrot, pénétrer dans le palais Garnier, croiser Ariane princière, et les Reines d’un jour détroussées, tôt ou tard , par Arsène Lupin aux aguets, rencontrer La banquière en affaires, F comme Fairbanks et sa Cliente au vestiaire, apercevoir deux Truands sous couvert, Nestor Burma à l’arrière, se dire que c’est Le prix à payer, voir deux amants, Main dans la main, s’échanger Un secret… Arriver dans Le beau monde, enfiler Les chaussons rouges, puis, Black Swan, dans la peau, faire l’Education de prince à mille pieds assis tout près… Espérer, alors, au balcon le Ballet mécanique débuter, incarner pour un temps Marie-Antoinette, rêver sous Les feux de la rampe interpréter Roméo + Juliette, immortaliser Les liaisons dangereuses en Valmont et Merteuil, invoquer, enfin Le fantôme de l’opéra effiloquéReprendre Le tournant de la vie après l’Entracte et quitter l’amphithéâtre.

Prendre un expresso express au comptoir du Grand café Capucines, saluer le Cinématographe lumière… Décliner Le sucre (c’est Une affaire de goût)… Surprendre tour à tour, des bribes alentours, « Viens chez moi, j’habite chez une copine », « Tu vas rire mais je te quitte »,  « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? »… Demander L’addition et quitter les lieux… Sur le boulevard, croiser Les ombres des femmes, jusqu’aux figures de cire du Musée Grévin.


planchemuséegrevinS’élever par le grand escalier jusqu’En haut des marches, entrer dans le Palais des mirages, rêver De l’ombre à la lumière, dans Les mille et une nuits, compter L’écume des jours sur son passage, décompter les figures de cire et de marbre en Celebrity, faire face à L’homme sans visage, reconnaître un Portrait de femme, dire « Bonjour sourire » entrer en scène dans le théâtre du Tout-Paris, crier « La vie est belle », et « Viva la vie » ! Et poursuivre La merveilleuse visite… Passer par les cuisines, goûter Les mille et une recettes du cuisinier amoureux, s’accouder un temps au comptoir de Gainsbourg, vie héroïque, héler L’homme de marbre, saluer Hemingway et La belle de Paris, surprendre Cyrano de Bergerac, glisser à La femme d’à côté : « T’as de beaux yeux, tu sais », croiser en Huis clos, Sartre, discourir avec Beaumarchais, l’insolent, swinguer avec Ray, saluer l’aura d’Evita qui Recherche Susan désespérément, danser La Sarabande des pantins, avec Norma Jeane en libertine, saluer les Mannequins de Paris immortalisés en Smoking/ No smoking, ou en Prêt-à-porter, surprendre Chaplin, à travers les allées, se dire qu’ici-bas, Le Diable s’habille en Prada, en Yves Saint Laurent ou Chanel Solitaire, refaire les grandes scènes de l’histoire de France, la révolution des Chouans ! et La Vie de Marianne, jusqu’aux amants maudits de Notre-Dame de Paris… Suivre enfin, Le petit prince jusqu’aux nuages et, Comme une image, faire Le portrait d’une enfant déchue… Quitter le musée ému, sur un Tchao pantin !

Sortir par la porte dérobée de La maison de cire, au zénith, déjeuner À l’italienne à la table du Zéphyr… Puis, arpenter le passage Jouffroy, traverser la voie jusqu’aux panoramas, fouler Le Pavé de Paris, découvrir son côté Wild Side, et poursuivre ses pas Side by Side.


planchegrandrexwebArriver aux étoiles du Grand Rex, Boulevard du crépuscule et parcourir le mur des signatures en souvenir d’Opening Night, se remémorer Le cinéma de papa, et fêter La bonne année, à qui-va-là. Se glisser dans les coulisses du Cinéma Paradiso, s’asseoir pour un soir dans le fauteuil d’Ed Wood, crier « Ça tourne à Manhattan » et « Soyez sympas, rembobinez », ou « Silence ! » « Que le spectacle commence ! » ou encore « No Popcorn On The Floor ! » Et refaire, du cinéma, La Belle Histoire… Visiter, façon Fight Club ou Inglourious Basterds, la cabine du projectionniste, vivre pour un temps, de projection, Profession : reporter, et l’âge d’or de The Artist… Au cœur de La Cité de la peur, dans le bureau du directeur, faire la Répétition d’orchestre, demander « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » et se laisser guider par Betty Boo, suivre les pas de Harry dans tous ses états, et mettre sur un piédestal, les Monty Python, Sacré Graal ! revivre La nuit américaine, à deux pas de la Seine, voir Le monde à l’envers et l’envers du décor, être L’homme à la caméra aux bobines d’Hellzapoppin’, crever l’écran tels Les acteurs, et passer, Last Action Hero, au travers de la toile immortelle, tel The Walk : rêver plus haut, jusqu’au tunnel étoilé, à mille pieds sur Terre, dans Les contes de la nuit, 8 1/2sur la comète, cueillir La rose pourpre du Caire… Découvrir les trésors du septième Art, La tête dans les étoiles, dire « je t’aime, je t’aime » cent fois, (car L’important c’est d’aimer), figurer à chaque séquence en Super 8, être, sur les plateaux de tournage, en Panique à Hollywood, avoir le Final Cut, en salle de montage, version Hollywood Ending… Assister, enfin, au nouveau tournage de King Kong sur les toits du Grand Rex, aux faux airs d’Empire State BuildingRevivre en trompe l’œil, Elle et lui, dans les Nuits blanches à Seattle… Se dire qu’à la cérémonie de clôture, C’est la fin… Quitter le plus grand cinéma d’Europe, et ses toiles Quatre étoiles, des étoiles plein les yeux


Errer un temps hagard sur le boulevard, respirer L’air de Paris, et héler « Taxi, s’il vous plaît » À bord de l’embardée, assister dans la nuit, à tous Les Rendez-vous de Paris, voir défiler la ville lumière s’effiler… Se demander si « Paris Brûle-t-il ? » et « Pourquoi Paris ? »… Avant de sombrer dans les ombres de La Vie rêvée des anges

planchethatredumerveilleux2S’éveiller au beau milieu du Théâtre du Merveilleux, telle Juliette ou la clef des songes… Vivre en rêve éveillé La nuit des forains s’illuminer… Passer de La Dolce Vita à La Strada… Dans la peau de Blancanieves, Black Moon au noir zénith, arpenter D’un rêve à l’autre, son décor féerique, en un temps onirique… Se dire à chaque pas, telle Alice au pays des Merveilles : « Marche et rêve ! » Entendre de l’autre côté du miroir « Vous n’avez encore rien vu » et se laisser surprendre, « Tous en scène ! »… Se sentir transporté à la Belle époque, par La science des rêves, faire Le Tour du Monde en quatre-vingts jours et refaire Les grandes manœuvres… Saluer, durant le chef-d’œuvre, Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines…Se lancer à la recherche de L’attrape-rêves, entrevoir Un monstre à Paris, vivre Les aventures du baron de Munchausen, s’immerger dans La cité des enfants perdus, suivre La foire des ténèbres, se mettre en quête, dans La Cité des femmes, d’Un chapeau de paille d’Italie… Être emporté Comme un torrent imaginaire par La foule, et entrer dans La ronde, aller de Manèges en manèges, être aux premières loges de La monstrueuse parade, et ne pas tarir d’éloges, s’échouer enfin, dans les salons vénitiens du Casanova de Fellini… Rêver un temps indéfini dans le Songe d’une nuit d’été, danser telles Les belles de nuit, incarner Juliette des esprits, fixer sur soi le sort de Casque d’or… Avant de s’en aller aux premiers feux de L’Aurore… Faire alors, saugrenu, le saut de L’Ange de la rue… Apercevoir à l’horizon, Arizona Dream, sonner Le Temps des Gitans, carillonner Minuit à Paris, et vivre Paris à tout prix…

Se dire, enfin, Paris, Tu m’as sauvé la vie…

From Paris With Love


 

Bertille Delporte-Fontaine

 

 


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