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LES CHRONIQUES DE L’AFFREUX 2

LES CHRONIQUES DE L’AFFREUX

Couverture-Chronique-de-l'Affreux

Dans cette nouvelle rubrique tour de Babel, je lève aux plus affreux d’entre vous, sans pudeur et sans vertus, sans filets et sans sifflets, le voile sur mes découvertes intimes qui sauront, j’en suis sûr, émoustiller vos pensées et, A + si affinités gustatives, alléger vos larfeuilles vachards.

En somme, une rubrique fourre-tout où vous retrouverez mes conseils du moment, avec son gros lot de bandes dessinées, de curiosités littéraires ou pas et (si si !), de séries télévisuelles… « Brazil », quand tu nous tiens…

Et pour ces secondes chroniques de l’Affreux, sous un azur à tendance ombrageuse qui flingue vos humeurs soporifiques, je vous offre, en remède miracle, sur un plateau Surfer d’Argent, un cocktail super-héroïque, aux caleçons rouges et bleus qui font fantasmer bachelettes et bacheliers, damoiselles et damoiseaux, amatrices et amateurs de capes.

Chroniques 2 : « Il est fort, agressif ; Il a du sang radioactif ; Il s’envole sur un fil ; Et fait fi du péril ; Attention ! Car l’Araignée est là… »

Ah, Noam, tu auras bercé nos enfances innocentes…. J’aime bien le monte-en-l’air, son entrain clownesque, sa gouaille pétaradante, ses pouvoirs sur ressorts, même si j’accroche moins à sa toile culpabilisante (With great power comes great responsibility) bonne à donner du fil à retordre aux psys, que je conchie, bien entendu. Bref, ce jour, petits curieux, vous allez me retrouver entoilé dans la super contrée des justaucorps multicolores ! En piste, les kids !

Et je vais croiser, en votre compagnie, les aventures d’autres célèbres héros qui ont su ravir mes sens, le temps d’un album.

Au menu livresque :

Le meilleur des Super-Héros  HawkeyeEt pour entrer sur la piste du super, je n’ai rien trouvé de mieux que l’Avenger à l’œil de faucon, Hawkeye, pour les V.O addicts. Ce que l’on aime chez ce franc-tireur, c’est son absence de pouvoirs pétaradants. Lui, n’a que son arc et ses flèches pour affronter les forces du mal. Ce qui ne l’empêche pas de tenir tête à ses comparses vikings et supers soldats. En 1983, le regretté Mark Gruenwald (Squadron Supreme) nous a pondu (au scénario et au dessin) une aventure solo de l’archer dans laquelle on le voit s’émanciper de ses puissants alliés et rencontrer celle qui allait devenir sa femme, Bobbi Morse, alias, Mockingbird (Hawkeye, 1983, 1 à 4)… Même si la série a pris un coup de vieux avec l’arrivée sur les starting-blocks de celle de Matt Fraction, on retrouve-là, toutes les bases du héros, y compris son costume vintage, que je trouve, personnellement, bien plus rock que la version moderne portée par sa très mauvaise incarnation ciné, le lourdingue, Jeremy Renner. En outre, en bonus, dans ce volume, on retrouve la toute première apparition du tireur d’élite, qui, avec sa dextérité insolente met à mal le vengeur rouge et or, le crâneur brasillant, Iron Man (Tales of Suspense 57) et son arrivée au sein des Avengers, en bonne compagnie, de la fracturée du bulbe Scarlet Witch, et du plus vif tu meurs, Quicksilver (Avengers/ Vol.1, 16)… Hawkeye, du bon, du classique, du vintage, rien que pour vos yeux nostalgiques, en VF, chez Hachette et au ciné dans Avengers.

Hawkeye, Marvel Comics, Le meilleur des Super-Héros tome 4, scénario de Mark Gruenwald et Stan Lee, dessin de Mark Gruenwald, Jack Kirby, et Don Heck, Hachette, février 2016, 126 pages, 12,99 euros.


Marvel Comics la collection de référence La Panthère NoireAprès l’archer à la grande gueule, j’ai opté pour un félin au pas de velours, le royal et classieux, Black Panther. T’Challa, de son vrai nom, est le roi du Wakanda, une contrée imaginaire située en Afrique où les avancées technologiques riment avec utopie… Mais il est surtout le premier super-héros « black » des comics américains. Son arrivée chez Marvel en 1966 (Fantastic Four/ Vol.1, 52) célèbre ainsi le Civil Rights Act de 1964 signé par le Président Johnson qui déclare illégale aux États-Unis toute discrimination reposant sur la race, la religion, le sexe, l’origine nationale ou la couleur de peau… Black Panther est le Luther King du comic book… D’autres héros noirs libertaires emboiteront son pas libéré chez Marvel: le travailleur social, Sam Wilson, alias le Falcon, et bien sûr, l’engagé Luke Cage aux biceps moulés dans sa célèbre chemise jaune… L’album Panthère Noire : Qui est la Panthère Noire ? (Black Panther/Vol.4, 1 à 6) en VF chez Hachette, nous conte les origines à travers les générations de l’iconique panthère… Le scénariste Reginald Hudlin réinvente astucieusement le background de la panthère en remontant à ses sources. Eh ouais… Avant T’Challa d’autres ont endossé le manteau du défenseur du Wakanda… Car la Panthère est un justicier écolo qui use de sa technologie et de son précieux vibranium (le métal aux vibrations indestructibles qui a servi à créer le bouclier de Captain America) pour lutter contre les blancs (dont l’infâme Ulysses Klaw, futur maître du son) à l’esprit colon qui veulent piller son pays… Les fans de comics ont pu le découvrir pour la première fois à l’écran dans le récent Captain America : Civil War… Son film solo est sur les rails… Silence, moteur, action !

Panthère Noire, Marvel Comics, La collection de référence tome 46, scénario de Reginald Hudlin, dessin de John Romita Jr, Hachette, février 2016, 12,99 euros.


Le meilleur des Super-Héros ThorRoulement de tambours pour l’entrée en scène du puissant, Thor, et son album Thor (Thor/ Vol.2, 80 à 85), en VF chez Hachette. Là, où le fils d’Odin passe, les cieux tempêtent ! Autant, j’apprécie les héros furtifs, autant, j’adore les gros calibres qui d’un coup de marteau font péter des gratte-ciel… Thor, donc, le Dieu nordique du tonnerre, revient en force pour tonner une dernière fois dans ce tome qui nous dépeint le fameux crépuscule des Dieux nordiques, le Ragnarök…Amateurs de Wagner, ce comic est pour vous… Car, dans cette saga, tous les héros Asgardiens (ces fameux Dieux du nord) y passent ! De Loki, le Dieu du mal, l’instigateur de la chute de la maison d’Odin, à Sif, la compagne de Thor, aux Warriors Three, les mousquetaires alliés à notre colérique héros, à Thor, himself, tous les « immortels » rendent leur âme à Hela, la déesse des morts… Ce récit vogue sur les contrées heroic fantasy du Seigneur des Anneaux, mais aussi sur les terres vikings de Thorgal (hé hé)… Ces épisodes de Thor livrés par l’éthéré Michael Avon Oeming sont très éloignés des aventures classiques du héros au casque ailé servies, en leur temps, par Stan Lee et Jack Kirby (on retrouve, d’ailleurs dans cet album, la première apparition de Thor dans le Journey into Mystery 83 sorti en 1962). Cette saga est la prochaine à être adaptée au cinéma, dans le volet 3, du même Thor… Tiens donc… L’Affreux aurait-il du pif ?

Thor, Marvel Comics, Le meilleur des Super-Héros tome 9, scénario de Michael Avon Oeming, Daniel Berman et Stan Lee, dessin de Andrea Di Vito, Jack Kirby, Hachette, mai 2016, 152 pages, 12,99 euros.


Marvel Comics la collection de référence Old Man LoganPour conclure le cycle Marvel de cette rubrique, j’ai opté pour le plus hirsute des griffus, le mutant Wolverine, alias Logan, James Howlett. Wolverine, plus connu sous le nom de « Serval » dans les années 80 a bercé les rêves sanguinaires de nos années collégiennes… À cette époque, je me serais bien fait greffer sa paire (de griffes, hein), pour étriper le couillon qui avait versé son tube de colle dans ma trousse « T’as ton Tann’s ». Ma vengeance attendra… En attendant, je vous recommande chaudement le tome Wolverine, Old Man Logan (Wolverine/Vol.3, 66 à 72 et Giant-Size Old Man Logan), avec un autre Mark, Millar, cette fois, au script (Civil War, Kick-Ass…), qui nous offre avec son compadre Steve McNiven une saga digne de leur Civil War dans laquelle Iron Man et Captain America s’étripent sur l’autel des droits civiques… Dès que ces deux-là s’associent, ça donne un blockbuster sur grand écran…Old Man Logan est le prochain Wolverine au cinéma… Je vous disais que j’avais du pif… Et l’histoire dans tout ça ? Et bien, je dirais qu’elle est taillée sur mesure pour les amateurs des films de George Miller et de Ken le Survivant… Car, dans ce run, Millar nous livre un Wolverine tout vioque qui, après avoir assisté à la chute des héros ne croit plus en rien. En Clint Eastwood version Unforgivable (Impitoyable), Logan, plus vieux qu’immortel, va devoir redresser le tir et affronter pour son duel final des ennemis nourris aux bombes gamma (Hulk, ça vous cause ?) Avec entre autres guest stars, un Hawkeye homérique, et une Spider-Woman vénéneuse… Et hop, je tiens mon lien avec le Hawkeye chroniqué plus haut…

Wolverine, Old Man Logan, Marvel Comics, La collection de référence tome 49, scénario de Mark Millar, dessin de Steve McNiven, Hachette, décembre 2015, 12,99 euros.


Les derniers jours de SupermanJe n’oublie pas la Digne Concurrence (DC Comics) qui, avec ses héros légendaires, a su nous livrer des récits mythiques. Qui dit mythique, dit Superman, le premier et le plus grand de tous les super-héros, toutes compagnies confondues. S’il y a bien un point sur lequel tout le monde s’accorde, c’est celui-là, même Captain America a prêté son bouclier sacré à l’homme d’acier pour exploser Krona, leur ennemi, dans le génial crossover JLA/ Avengers signé par les très référencés Kurt Busiek et George Perez en 2004-2005. Mais revenons à DC… Et son Crisis on Infinite Earths, série en douze tomes (toujours avec George Perez) qui réinvente l’univers DC en 1985. L’idée est de réécrire les personnages du catalogue DC qui ont pris un coup de vieux depuis la date de leur création dans les années 30. Cette formule du Revamp est depuis réutilisée régulièrement chez DC, et à petite dose, chez les Marveliens. Marketing, quand tu nous tiens… Superman n’échappe pas au relooking de ses origines… Et c’est, au mage, Alan Moore (Watchmen, Swamp Thing, V for Vendetta, etc.) et à Curt Swan, le dessinateur attitré du kryptonien pendant plus de dix ans que DC confie la tâche colossale de clôturer les aventures du Superman Pre-Crisis… En ultime hommage, Moore réunit tous les personnages qui ont façonné la légende de l’homme super, et dit adieu aux figures iconiques de l’âge d’argent de Superman, comme sa cousine Supergirl, son chien Krypto, la Légion des Super-Héros venus du futur, les multi kryptonites, les terres infinies qui siéent si bien à Flash, le duo Luthor/Brainiac, les super-pouvoirs trop supers de Superman comme sa capacité à remonter le temps, ou déplacer des planètes… Et c’est, le controversé John Byrne, qui en 1986, va prendre la relève pour conter le nouveau « Super » cru … Nul ne savait, à cette époque, qu’Alan Moore allait non seulement s’acquitter de sa tâche avec brio mais écrire un final qui allait rester dans la légende de l’homme d’acier en le confrontant à des questions de vie ou de mort (et l’amener à briser son serment de ne jamais tuer). Et c’est l’impayable Lois Lane qui allait raconter aux lecteurs les dernières aventures de Superman dans notre ère… Le tome Les derniers jours de Superman publié chez Urban, comprend Superman Annual 11, DC Comics Presents 85, Superman 423, et Action Comics 583, qui sont les derniers épisodes Pre-Crisis de Superman. Si vous ne deviez lire qu’un album de Superman, lisez celui-ci.

Les derniers jours de Superman, collection DC Deluxe, scénario de Alan Moore, dessin de Curt Swan, Dave Gibbons, Rick Veitch, Urban, mars 2016, 136 pages, 15 euros.


Batman l'Enigme de Red HoodIl n’est pas facile de passer après Alan Moore et son « super » hommage. C’est pourquoi, j’ai opté, pour un album très différent, pas du tout iconique, mais tout aussi efficace, du meilleur-ennemi de Kal-El, le chevalier noir : Batman, l’énigme de Red Hood (Batman 635-641 # 645-650, Batman Annual 25, Red Hood: The Lost Days 1 à 6). Ce pavé raconte l’arrivée à Gotham d’un justicier aux méthodes plus expéditives que Batman qui fait frémir la pègre, dont le célèbre Black Mask. Pour couronner le tout, le vigilante repique au Joker son ancien alias, « Red Hood »… Qui se cache derrière le masque rouge ? Assurément, un vieux compatriote de Batman qui n’a pas fini de voir les squelettes sortir de sa cave… Cette saga incontournable de l’homme chauve-souris est à classer avec Silence/ Hush, Un deuil dans la famille/ A Death in the Family (parce que les histoires se complètent), et le run de Grant Morrison, auteur du meilleur Batman à ce jour, selon mes affreux goûts. Pas d’affolement, les amis, tous ces récits sont publiés chez Urban, l’éditeur qui, enfin, après tant d’années d’injustice pour la ligue des justiciers, a su redonner ses lettres de noblesse à l’univers DC en éditant leurs aventures et leurs grands classiques (y compris l’effroyable The Killing Joke, qui nous dévoile la clé de la relation entre Batman et le Joker, un récit signé par le toujours culte, Alan Moore, et Brian Bolland, au dessin).

Batman, l’énigme de Red Hood, collection DC Classique, scénario de Judd Winick, dessin de Paul Lee, Shane Davis, Pablo Raimondi, Cliff Richards, Eric Battle, Doug Mahnke, Jeremy Haun, Urban, avril 2016, 512 pages, 35 euros.


Grand-Quizz-Marvel-HachettewebAprès ces lectures super-héroïques, un soir de pleine lune chevaleresque, je me suis dit qu’il serait temps, après trente-cinq années de lectures peinturlurées de tester mes connaissances en matière de super-héros. Et j’ai eu la chance de voir tomber des cieux Asgardiens, chez moi, sur ma table de jeux, Le Grand Quiz Marvel, avec ses 500 questions pour sauver le monde, donc New York (Pour nous, Paris est le centre du monde, pour les Américains, c’est New York), patrie des Fantastic Four, des Avengers, des Defenders, des X-men (si on compte la banlieue), des Dieux célestes, des monte-en-l’air, des têtes à cornes, des titans verts, des mages omniscients, et des Miss Marvel… En mode Trivial Pursuit, vous incarnez, au choix, l’un des super-héros Marvel, Captain America (en bon freluquet, j’ai opté pour lui), Spider-Man, Black Widow (choix latex de ma femme), Thor, Docteur Strange, Daredevil, Iron Man, Hulk, et devez récupérer le plus d’artefacts Marvel possible (le bouclier de Cap, les lance-toiles de Spider-Man, le marteau de Thor, l’œil d’Agamotto du Docteur Strange, les joyaux de l’âme de Thanos, etc.) en répondant avec justesse aux questions qui se dévoilent sur votre super route. Le quiz se présente sous la forme d’un plateau sur lequel vous faites crapahuter votre personnage jusqu’à la victoire. Les questions portent sur tous les univers Marvel : Avengers, Spider-verse, héros urbains, univers cosmiques, X-Men, héros magiques, etc.

Allez, une question du quiz pour la route : « La sorcière rouge a longtemps été mariée à un Avenger. Lequel ?

A Captain America

B Vision

C Œil-de-Faucon

D Wonder Man

La réponse, sur Internet… Ou mieux, dans le quiz…

Amateurs de comics, envoyez-vous en l’air avec ce jeu, les autres, lisez, lisez, lisez des comics Marvel avant de vous confronter à ce quiz 100% maison des idées.

On attend le quiz DC Comics d’un pied botté.

Grand Quiz Marvel, Collection Hachette Heroes, auteurs Philippe Touboul, Nicolas Beaujouan, Hachette Pratique, novembre 2015, 96 pages, 30 euros.


Jessica Jones season 1Pour cette rubrique « Super-héros de A à Z », je me devais de vous recommander une série télévisée (on cause séries dans Brazil, maintenant ?) cent pur sang super-pouvoirs… J’avais pensé opter pour l’univers DC Comics de Marc Guggenheim mais, avec la profusion de séries qu’il développe, je risquais d’embrouiller vos bourrichons (il faudrait consacrer un dossier entier à son univers)… Alors, j’ai tout simplement élu la déglinguée, Jessica Jones, créée en comic book, par le causeur Brian Michael Bendis en 2001, adaptée pour la télé sur Netflix par Marvel en 2015 par Melissa Rosenberg, avec la drôlissime, Krysten Ritter, dans la tenue street de l’héroïne. Jessica Jones, c’est l’histoire d’une ancienne super-héroïne (je commence à faire une indigestion de « super ») qui, après une carrière foireuse en collants, s’est reconvertie comme détective privée. Avec Alias Investigations (c’est le nom de son agence), l’héroïne dotée de super biscotos et de super sauts hasardeux, arpente avec un humour désenchanté les dessous de l’univers Marvel : ses bas-fonds, ses scandales, ses histoires de fesses… Sauf que, il y a bien une raison à l’échec de la carrière héroïque de Jessica… Et cette raison, de couleur pourpre, en mode Purple Rain, revient, une nuit, hanter les ombres de la belle… Finies les nuits de picole-cul pour Jessica… Hello, le funèbre, Killgrave… Avec en guest stars dans le show, Luke Cage sans son pote au poing d’acier, Patsy Walker sans son costume de chat des enfers et d’autres surprises marveliennes…

Jessica Jones, un thriller psychologique aussi cool que glaçant…

Jessica Jones, série Américaine créée par Melissa Rosenberg, avec Krysten Ritter, David Tennant, Mike Colter, Rachael Taylor… saison 1, 13 épisodes, 42 minutes. Diffusé sur Netflix en 2015.

 

That’s all for now, folks…

 


L’Affreux, aka Arnaud Delporte-Fontaine, illustration de Bertille Delporte-Fontaine

 


Kankoiça
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