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Les dernières perles rares d’ARTUS FILMS [DVD]

Les dernières perles rares d’ARTUS FILMS

Artus Films agrémente son catalogue de jolies pépites. Si votre amour pour les zombies vous coupe de toute vie sociale et que vous aimez ça, n’hésitez pas à vous procurer Le Massacre des morts-vivants, vous ne regretterez pas l’investissement. Même le coffret intégral Sherlock Holmes saura vous faire oublier vos relations houleuses avec l’URSSAF pendant au moins 16 heures. Si vous désirez approfondir davantage votre expérience de l’isolement, Le Pénitencier du Colorado vous donnera tout le noir dont vous avez besoin. Pour le reste, aventure et exotisme sont au programme.

Penitencier_du_Colorado

 

SHERLOCK

 

COFFRET INTÉGRAL SHERLOCK HOLMES
8 DVD, 39 épisodes, 16 heures d’enquête.

Voilà un méga coffret qui ne mégote pas sur le mystère. Ronald Howard incarne un « Sherlock Holmes » tout en finesse loin des stéréotypes qui font trop souvent de lui ce foutu enquêteur imbu de lui-même. Certes, l’image est compassée mais les aventures, toutes rondement menées, décollent joyeusement la pulpe du fond. À noter que la série a été tournée dans les studios d’Epinay-sur-Seine avec en prime une bluffante reconstitution de Londres. Un héros indémodable.

 

Massacre-3DLE MASSACRE DES MORTS-VIVANTS réalisé par Grau Jorge avec Ray Lovelock, Cristina Galbo, Arthur Kennedy, Aldo Massasso …
À la suite d’un accident lui ayant coûté sa moto, George sympathise avec Edna, qui lui propose de l’emmener à Manchester. Alors qu’Edna se fait agresser par un vagabond, George découvre une étrange machine agricole destinée à éradiquer les insectes nuisibles. Ils se rendent compte que cette machine, en émettant des radiations, fait se réveiller les morts, comme le mystérieux agresseur. Bientôt, toute la campagne anglaise va être envahie de morts-vivants, de plus en plus nombreux, et de plus en plus affamés.
Si le père Romero fustigeait il y a 40 ans déjà la société de consommation comparant nos habitudes consuméristes à des attitudes de zombie, le père Jorge, quant à lui, nous avertissait à la même époque des dangers de l’agriculture intensive, elle aussi consommatrice de produits nocifs. Agriculture intensive pour consommateur compulsif, je ne vous fais pas le topo ! À mouton, mouton et demi.
Depuis rien n’a changé dans nos comportements, ou presque. La saison des soldes rend les gens plus dingos que jamais, et nos cultos adorés épandent toujours leur drouille sur Mère Nature au lieu de lui caresser gentiment la croupe.
Le Massacre des morts-vivants rappelle que les miracles existent. D’abord l’ambiance, lugubre à souhait. En effet, le réal et son directeur de la photo se servent de la campagne anglaise comme le moyen d’instaurer une atmosphère poisseuse et inquiétante. Les paysages sont hostiles, les maisons peu accueillantes, les autochtones douteux. Cette coproduction italo-espagnole tire le genre vers le haut. Suspens, horreur et humour, il ne manque aucun ingrédient. Très recommandé.

 

LE PENITENCIER DU COLORADOLE PENITENCIER DU COLORADO réalisé par Wilbur Crane avec Scott Brady, Jeff Corey …
Dans le centre pénitentiaire du Colorado, Carl Schwarzmiller fomente une évasion. Il rassemble onze autres prisonniers autour de lui et échafaude son plan. Une nuit, lors des fêtes de fin d’année, les détenus parviennent à s’évader. L’alerte est rapidement donnée. Alors que neuf hommes se font rattraper, Schwarzmiller et deux autres complices se cachent chez un vieux couple.
1948 dans l’état du Colorado. Une voix off ouvre le film. Pendant les 22 premières minutes, nous découvrons les conditions de vie d’une prison américaine. Une promenade à la hauteur des grands documentaires. On y observe une société pénitentiaire organisée et hiérarchisée autour d’un quotidien ponctué de rituels immuables. Après cette dissection quasi sociétale, Le Pénitencier du Colorado verse dans le film noir, pourvu d’un scénario solide bâti sur le montage d’une évasion. Du classique, du costaud. Évidemment, quand rien ne se passe comme prévu, au moment où la déesse Liberté remet les compteurs à zéro, le naturel revient toujours au galop. La complexité de la nature humaine produit de belles et sales histoires ! On jubile.
Un film rare et puissant qui possède une indéniable valeur historique sur le milieu carcéral.

 

 L'ILE DES PECHES OUBLIESL’ÎLE DES PÉCHÉS OUBLIÉS réalisé par Ulmer Edgard G avec John Carradine, Gale Sondergaard, Sidney Toler … Dans les mers du Sud, deux aventuriers sont à la recherche d’un cargo plein d’or enfoui au fond des eaux. Ils vont croiser le chemin de Marge, la tenancière d’une maison close, qui va les convaincre de faire partie de l’équipe. Ce qui va mettre à rude épreuve l’amitié des deux hommes. Braziliens, braziliennes, j’espère que vous êtes parés pour une aventure à la papa. Enfilez vos pantoufles, on va s’éclater ! Autant vous avertir, la copie n’est pas géniale, l’image un poil cracra mais la rareté de la bête mérite le détour. L’Île des péchés oubliés, c’est le cinéma d’antan qui fleure bon les transparences, les acteurs cabotins qui se tirent la bourre à chaque scène et une musique assourdissante qui ferait passer Richard Wagner pour Henri Des. L’ensemble est un poil daté mais les fondus de course au trésor prendront leur pied.

LE PIRATE DE CAPRILE PIRATE DE CAPRI réalisé par Ulmer Edgard G avec Louis Hayward, Binnie Barnes, Mariella Lotti …
Naples, à la fin du XVIIème siècle, Von Holstein dirige les affaires de la reine Carolina d’une main de fer tandis que la révolution gronde dans le peuple. Le capitaine Sirocco, un justicier masqué, s’en prend à la couronne et s’empare de ses richesses. Face à la répression cruelle de Von Holstein, Sirocco va devoir lever une armée révolutionnaire.
Après quelques minutes de visionnage, la crainte m’envahit. La peur de me sentir prisonnier d’une bouse et retourner illico presto buller comme un poisson mort devant une série américaine. Mais non, il faut s’y faire à ces vieilleries. D’abord, réhabituer votre œil au noir et blanc et aux chemises à jabot. Le plus dur est fait. Le Pirate de Capri est un film de cape et d’épée enlevé et sautillant avec tout plein de complots dedans ! Les interprètes s’en donnent à cœur joie. Plaisant.

Et aussi :
Pour les fondus de science-fiction : Destination Planète Hydra réalisé par Francisci Pietro.
Pour les amateurs de goules et de chirurgie esthétique : Dracula contre Frankenstein réalisé par Demicheli Tulio.

Tous les films sont disponibles en DVD chez Artus Films


Cédric Janet


Kankoiça
mars 2016
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