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La sélection Bandcamp de dk #1

La sélection Bandcamp de dk #1

dkelvin bande (encore), dkelvin campe (sur ses positions), dkelvin bandcamp (chaque mois ici-même). Une sélection, issue de ce site sans intermédiaires (ou presque) entre émetteurs et récepteurs, de mes 3 préférés du mois, tous genres (ou presque) confondus. Ce mois-ci : Kal Marks, The Spires, Space Gong.


 

Bon, dkrire ici des musiques qui sont à un clic de souris de vos tympans est assez dérisoire. Raison pour laquelle une sélection de chroniques brèves s’impose, plutôt que ces longs pavés amphigouriques dont j’ai longtemps usé et abusé. Mais quelques informations pas trop mal troussées peuvent aider à savoir si l’on a quelque espoir de trouver au bout de son clic album à son goût. Une sélection de 3, ça permet de ne pas perdre trop de temps avec des albums ou EPs un peu anecdotiques, et uniquement inclus pour atteindre le numerus clausus. Dans cette première sélection, nous remontrons jusqu’au début de l’année. Parfois, un intrus, sorti dans les mois qui ont précédé, s’infiltrera, histoire de ne pas pénaliser un groupe ou un(e) musicien(ne) parce que je l’aurais raté en temps et en heure. La note (sur 5) ne devra être considérée que comme purement subjective et ne devra pas, si elle n’est pas maximum, dissuader d’aller écouter l’album concerné. J’aurai acheté sur mes propres deniers tous les disques sélectionnés (parfois uniquement sous forme dématérialisée, mais hélas c’est devenu une tendance lourde) sans exception, même ceux qui pourraient n’avoir que 3/5. Allez, c’est parti mon (d)kiki.

 

life is alrightCe trio a non seulement l’un des noms de groupes les plus improbables qui soit (Kal Marks non mais vraiment), mais aussi une voix de chanteur qui rivalise d’improbabilitéImaginez Clarence Nash voulant faire une infidélité à ses doublures de Donald pour monter un groupe de noise tendance Pixies (era Surfer Rosa) avec du Neil Young (era Zooma) dans les intonations, et vous avez une idée approximative de la façon dont sonnent ces Marksistes de Boston, vis-à-vis desquels mon capital sympathie est entier. Kal Marks est en tout cas, pour moi, l’une des révélations de cette dernière décennie. Peut-être pas au niveau des géniaux Pile (eux aussi sur Bandcamp), mais pas loin. Dommage que ce Life Is Alright, Everybody Dies ne soit tout de même pas à la hauteur du bouleversant Life Is Murder (Carl Shane, l’homme protée du groupe a de la suite dans les idées, et une vision de la vie assez Cioranesque) sorti il y a 3 ans. Trop de passages un peu attendus, pas assez de moments forts. Mais franchement, tel quel, c’est tout de même du très haut niveau. Note : 4/5

Kal Marks, « Life Is Alright, Everybody Dies » (https://kalmarks.bandcamp.com/album/life-is-alright-everybody-dies)

 

Je n’aurais jamais pensé que je pourrais un jour éprouver de nouveau les émotions dream confusionressenties dans les années 80 avec les Go-Betweens et les Church. En musique, les années passant, on en ressent de nouvelles, parfois aussi intenses, mais rarement si ce n’est jamais, les mêmes. Parce que l’effet de surprise et d’enchantement n’est pas reproductible. Mais les Spires, californiens de Ventura, parviennent à retrouver le chemin de ce que ces deux légendes australiennes ont su créer en leur temps. Sans toutefois être dans le plagiat, car ce serait là totalement vain et infructueux, comme le sont tous les revivals, quels qu’ils soient. Ce qui est proprement renversant avec les Spires, c’est que les chansons (mélodies et arrangements) sont splendides et largement à la hauteur, si ce n’est souvent bien meilleures (si si), que celles de leurs influents inspirateurs. Ils en sont à leur 6ème album (le 1er date de 2009), et après le magnifique Eternal Yeah de 2013, j’imaginais mal qu’ils puissent tutoyer de tels sommets. Et bien pas du tout, et après quelques semaines en sa compagnie, Ce DREAMCONFUSION est déjà niché tout en haut de mon cœur, et il ne se passe guère une semaine où il ne me serve de béquille morale. Peut-être aura-t-il aussi cet effet sur vous, qui sait. Note : 5/5

The Spires, « DREAMCONFUSION » (https://thespires.bandcamp.com/album/dreamconfusion)

 

deadwood to wormsBon, c’est vrai que cette monstruosité sonore date d’octobre dernier, mais comment imaginer ne pas en avoir fait d’une manière ou d’une autre l’apologie tant Space Gong (des Australiens qui nous viennent d’Adelaide) est actuellement l’un des groupes doom sludge  les plus puissants, violents, envoutants sur le marché (où les produits frais sont devenus rares et le frelaté un peu trop la norme). Je les avais dkouverts en 2009 avec The Death Of Utopia, un des disques les plus haineux de l’histoire du rock. Depuis, ils ont acquis un son énorme, un beat pachydermique comme on les aime, et un sens du riff (ampleur, articulation, choix des notes) qui fait le plus souvent défaut à leurs concurrents. Attention pour les allergiques, on est bien au rayon chant vomitoire et morceaux à rallonge (5 en 1h). Mais bon, cette chronique a pour but de signaler ce disque majestueux et essentiel aux amateurs du genre qui n’en auraient (étrangement) pas entendu parler. Et les « sans a priori » peuvent aller y jeter une oreille (jeter car après elle est hors d’usage je vous préviens). On ne sait jamais. Note : 4,5/5

Space Bong « Deadwood to Worms » (https://spacebong.bandcamp.com/album/deadwood-to-worms)

 


dkelvin


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