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L’équipe Z, droit au but ! [MANGA]

0_majid_equipe_zL’équipe Z, droit au but !

Un nouveau projet pour la jeunesse déboule dans les librairies, porté par des auteurs motivés et passionnés. Manga à la française et passion du foot sont réunis dans ce premier opus. C’est l’heure de mouiller le maillot !

 

Bordeaux, de nos jours. De jeunes joueurs de foot aimeraient rejoindre le FC Metropolis, l’équipe de leurs rêves, mais ils ont été successivement rejetés des équipes A, B, C… Voici que se monte alors l’équipe Z, dernière roue du carrosse qui va devoir faire ses preuves pour remonter la pente. Les scénaristes Edmond Tourriol et son co-équipier Daniel Fernandes procèdent à l’engagement de ce premier tome et nous invitent en tribune.  Même s’ils ne visent pas le foot de rue, Hugo et Nabil s’affrontent d’abord en extérieur, transformant le métro les allées en terrains infinis. C’est un match pour la vie qui a débuté, ce n’est pas un hasard si les premières scènes se déroulent en milieu urbain. En effet, les deux garçons s’y opposent dans une saine rivalité, se jaugent et finissent par s’apprécier assez pour participer ensemble aux sélections.

Au fil des pages dynamiques taillées par Albert Carreres, on apprend à découvrir ces passionnés du ballon rond. Leur histoire se déroule progressivement devant nos yeux afin de nous révéler leurs souvenirs et leurs troubles. Les auteurs veulent redonner au foot l’image positive qu’il a tendance à perdre. Le message lancé au jeune public -et aux parents- reste avant tout qu’il faut se donner les moyens de ses rêves. L’entraide et la persévérance sont à l’honneur.

Le projet est né de l’association de Kotoji Editions et du Studio Makma. Le label Flibusk repose sur le sponsoring et le financement collaboratif et pose la question cruciale du financement des œuvres et de la rémunération des auteurs. L’aventure du ballon rond démarre fort et se montre prometteuse !
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Et pour compléter, on vous propose de lire cette petite interview d’Edmond Tourriol :

En 2001, avec Stephan Boschat, tu as cofondé le studio Makma, dans lequel tu assures des fonctions très diversifiées, du scénario au lettrage. Pourquoi ce choix d’en faire autant ?
  • En fait, au départ, nous étions moins nombreux, et nous avions moins de spécialistes qualifiés pour chaque tâche. Aussi, je me suis retrouvé à devoir lettrer moi-même les comics ou les mangas dont on nous confiait la charge. Au bout d’un moment, alors justement que cette activité se développait, mes autres missions d’écriture ou de traduction ont pris également plus d’ampleur. J’ai donc abandonné le lettrage, qui est aujourd’hui intégralement supervisé par Stephan Boschat. Je citerai également mon complice Cyril Bouquet dont j’ai adoré le travail sur le manga L’Équipe Z.
  •  Ensuite, pourquoi je suis à la fois scénariste et traducteur ? Tout simplement parce que scénariste BD, c’est très difficile d’en vivre. En tout cas, si je ne faisais que ça, ce serait un peu juste. Avec mes revenus de traducteurs, c’est plus confortable. Et puis, j’avoue que je suis un grand amateur de comics américains. Et je suis très fier de traduire mes séries préférées chez Delcourt (Walking Dead) ou Urban Comics (Green Lantern). Cela dit, toutes ces activités, ça pèse très lourd sur l’emploi du temps. Il va falloir que je me décide à lever le pied, un de ces jours. On verra ça en 2017, haha…
D’où te vient cette passion pour le foot dessiné que tu as décliné dans plusieurs séries déjà ? Quelques souvenirs d’Olive et Tom ? Pourrais-tu définir ton évolution jusqu’à l’Équipe Z ?
  • Quand j’étais gosse, j’ai bénéficié de deux facteurs importants pour mon intérêt vis-à-vis du foot. Premièrement, l’équipe de France marchait super bien et Michel Platini était une vedette : deux demi-finales de Coupe du Monde et un titre de champion d’Europe. Pas mal. Ensuite, les Girondins (je suis de Bordeaux) évoluaient au plus haut niveau européen dans les années 80 : trois titres de champion de France, deux Coupes de France, deux demi-finales de Coupe d’Europe. Bref, la classe.
  • J’ai vraiment commencé à jouer (jamais en club, je n’avais pas le niveau… et je n’ai pas osé franchir le cap en partant du bas de l’échelle) au foot quand j’avais 12 ans, à l’époque de la Coupe du Monde au Mexique. Avec des potes, on jouait trois fois par semaine. Le mercredi, le samedi, le dimanche. Sur les terrains qu’on trouvait : dans la rue devant chez moi, sur un terrain de hand extérieur, en goudron (avec des caisses pourries, je me les suis pris sur la tête, après un tir sur la barre transversale), sur un terrain d’entraînement annexe que l’équipe locale n’utilisait que pour économiser son vrai terrain d’entraînement…
  • Bref, j’adorais le foot, dans ma jeunesse. Et quand j’ai découvert le dessin animé Olive et Tom (Captain Tsubasa), j’ai tout de suite adoré. J’adorais jouer quand l’herbe était bien glissante, pour exécuter des tacles comme Bruce Harper en criant « NYAAAAAAH » ! Et donc, je regrettais que tous ces personnages soient japonais, au lieu de français. J’aurais adoré voir des Bordeaux-Marseille, au lieu de matches New Team-Toho.
  • Plus tard, une fois devenu scénariste, j’ai tenté de mettre en place un manga officiel des Girondins. Pour des raisons qui m’échappent, ça n’a pas pu se concrétiser. Du coup, on a quand même fait le manga qu’on voulait faire, sauf qu’au lieu d’avoir l’étiquette « Girondins », il a l’étiquette « FC Metropolis », un club imaginaire. Mais l’histoire se déroule tout de même à Bordeaux, et on a beaucoup plus de libertés que si on devait traiter avec un vrai club. Finalement, on y gagne, et le lecteur aussi !

Hugo_02_Ink_aPas facile de simplement raconter le foot. Tu travailles avec Daniel Fernandes, c’est déjà un sport collectif. Comment préparez-vous le match, pardon le scénario ?

  • Eh bien, on organise des réunions préparatoires au cours desquelles ont définit les grandes lignes du synopsis. On est sur la même longueur d’onde, lui et moi. Donc on s’entend bien. C’est comme si on n’avait qu’un seul cerveau, mais qu’on pouvait générer deux fois plus d’idées. On note donc toutes ces idées, après quoi on fait le tri et on conserve les meilleures. On bâtit notre histoire comme ça, en suivant notre ligne directrice et en y greffant les éléments les plus frais de nos séances de remue-méninges.
Qu’as-tu envie de transmettre  avec ces histoires ? Et que dirais-tu à tous les allergiques au foot ?
  • Si je n’ai qu’un message à transmettre, c’est celui-ci : dans la vie, quand on se donne les moyens de réussir, on peut tout accomplir. On dit que la foi soulève des montagnes, mais je voudrais préciser que c’est la foi en soi. Et le travail. Rien ne tombe du ciel. Quant aux allergiques au foot, que veux-tu que je leur dise ? Chacun ses goûts. Il y a plein de gens qui sont allergiques au plomb, mais ça ne les empêche pas de regarder des films de guerre, par exemple. Avant d’être un manga de foot, L’Équipe Z est surtout une aventure humaine !

Sachant que tu fais aussi des traductions de comics dont Walking Dead, as-tu envie de créer davantage dans ce domaine ?

  • Oui, oui, bien sûr. J’ai d’ailleurs justement un projet d’histoire avec des morts-vivants. Mais dans l’immédiat, je suis suffisamment occupé par L’Équipe Z et par mes autres projets en cours, sans parler des traductions !
L’équipe Z, tome 1 (Kotoji Éditions, 190 pages, 6,95 EUR, disponible)

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