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LES ANIMES DU BOCAL #1

LES ANIMES DU BOCAL #1

Après les fêtes, c’est bien connu, on ne sait pas quoi faire de ces cartes cadeaux et autres bons d’achat. Mais nous, rassurez-vous, on sait quoi faire de vos cartes cadeaux et autres bons d’achat. Oubliez la machine à pop corn, la scie sauteuse et l’intégrale de Plastic Bertrand, nous vous proposons trois animés qui envoient du bois. À ne pas mettre devant tous les yeux.

 

SAO 0SWORD ART ONLINE II ARC 1 : PHANTOM BULLET réalisé par Tomohiko Ito sur une histoire de Reki Kawahara
Un an après l’affaire SAO, le Ministère des Affaires Générales pour la Section des Mondes Virtuels doit à nouveau faire face à de nouveaux drames impliquant un VRMMO : GGO. Il s’agit du seul jeu au Japon où officient des joueurs professionnels. Les enjeux sont donc importants. Mais depuis peu, des joueurs de haut niveau ont trouvé la mort dans d’étranges circonstances. Après que leurs avatars se soient fait abattre dans le jeu par un mystérieux tueur se faisant appeler « Death Gun », les joueurs ont été retrouvés morts dans le monde réel. Comment une telle chose est-elle possible ? C’est ce que va tenter de découvrir Kirito en se connectant à GGO…
Sword Art Online ne se contente pas de satisfaire les fans d’animés assoiffés d’intrigues ultra complexes prêts à vendre père et mère pour recevoir leur dose journalière de dystopie, il questionne la nouvelle génération sur le besoin de s’immerger le plus souvent et profondément possible au cœur d’une réalité virtuelle où la maîtrise et le contrôle supplantent le flou et les aléas des petits et gros tracas de la réalité. Dans l’idéal, le joueur substitue le quotidien merdique qui lui échappe pour un autre quotidien, mieux adapté à son fonctionnement. Dans l’idéal ! Nous dirons qu’il est plus supportable d’être acculé par les problèmes quand on est un super-héros qui va de l’avant. Encore mieux si l’on est sapé comme un roi.
L’intrigue de SAO tourne autour d’adolescents mâtures mais fragiles, disposés toutefois à supporter la condition d’hommes et de femmes exceptionnels au risque de s’emmêler les pinceaux entre mondes apocalyptiques fantasmés et société du réel (la nôtre), celle-là même qui balaye les plus faibles d’un revers de la main. Ces refuges numériques, quand ils ne sont pas le théâtre de combat encore plus terrifiants, jouent un rôle purement cathartique.
Sword Art Online raconte l’interaction entre réel et virtuel sous forme de thriller cybernétique où les enjeux d’une même intrigue passent d’un univers à un autre. Et c’est assez génial car les esprits et les corps sont impactés. Même si au bout du compte, et on y revient toujours, il est question de « nature humaine », SAO imagine les conséquences du progrès technologique sur nos cerveaux conditionnés à l’insatisfaction permanente.
J’ai beaucoup pensé à David Cronenberg qui lui aussi étudie dans ses travaux cinématographiques les impacts du progrès sur le corps (eXistenZ) et la conscience humaine. L’animé est rythmé, jamais chiant et nous éprouvons assez d’empathie pour les personnages (très incarnés) pour nous régaler jusqu’à l’ultime épisode.

TOKYO GHOUL TOKYO GHOUL réalisé par Shuhei Morita
Tokyo est frappée par de nombreux crimes perpétrés par des goules. Kaneki, un étudiant, s’est épris de Lize une fille magnifique qu’il a rencontrée dans un café. Les deux jeunes gens deviennent vite un peu plus intimes. Mais Kaneki ne sait pas que Lize est en réalité une goule qui va l’attirer dans un piège cruel et le transformer malencontreusement en l’un des ces monstres mangeurs d’hommes. Mi-humain, mi-goule, mimolette, Kaneki doit maintenant apprendre à vivre sous sa nouvelle forme et à lutter contre les pulsions qui le tiraillent.
Tokyo Ghoul est l’animé horrifico-bonnard qui sait avec efficacité satisfaire le chaland, le tenant à bonne distance des intrigues tourmentées (à la Sword Art Online par exemple). Toutes ces péripéties, parfaites pour contenter les délires du geek à tendance nolife, délassent le cerveau autant qu’elles stimulent le frisson. L’échine n’est pas en reste. Cette phrase ne veut rien dire mais ça fait un bien fou de l’écrire ! Aujourd’hui, le mort-vivant séduit les ménagères et le vampire est définitivement rentré dans les foyers. Le récent succès des séries The Walking Dead et The Strain montre à quel point le pourrissement et la putréfaction ne dégoûtent plus personne ou pas grand monde. Tout ça pour dire que Tokyo Ghoul n’est pas réservé aux seuls initiés de l’animé gore japonais. Même Mamie prendra du plaisir à tâter de la goule japonaise.
L’intérêt de la série repose sur la variété des personnages (goules, demi-goules, semi-humains, humains, etc). Chacun dispose d’un caractère bien trempé et d’une double personnalité. Autant dire que les doutes et les incertitudes assaillent la bande d’affreux jojos. La bataille qui sévit au cœur de la ville ne laisse aucun répit, ni aux habitants ni aux spectateurs. On chasse, on se pourchasse, on se tire la bourre. Tokyo Ghoul, c’est le plaisir du divertissement pur et dur. Rendez-vous au café de l’Antique ou si possible au Centre de Contrôle des Goules.
 

ATTAQUE DES TITANS

L’ATTAQUE DES TITANS réalisé par Tetsurô Arki d’après le manga de Hajime Isamaya
L’humanité tente de repasser à l’offensive quand le Bataillon d’Exploration monte une grande opération de sortie des murs en compagnie des Eren, Mikasa et Armin. Grâce à cette opération très difficile, ils comptent faire des découvertes importantes sur la réelle nature des Titans.
Dès les premiers épisodes, L’Attaque des Titans envoie du lourd. La plongée au cœur des anciens mythes revisités dégage une puissance peu commune. Ce formidable animé traversé de bout en bout par des monstres antédiluviens déterminés à persécuter les humains résonne d’autant plus à nos oreilles qu’il s’inscrit dans une période où la littérature et le cinéma prennent pour héros des jeunes hommes et jeunes femmes capables de s’extirper du joug d’ennemis à la puissance surhumaine. En effet, ces nouveaux héros passent leur temps à fuir des territoires puis à les reconquérir. Ils libèrent des zones occupées, consolident des frontières. Ils incarnent la résistance et la liberté.
L’Attaque des titans aborde avec finesse le sujet de l’esprit groupe et de l’intérêt à fonctionner en solo quand les copains ralentissent l’avancée des opérations. Tactiques et stratégies relient les protagonistes, ou les séparent. Après les batailles et la présentation des personnages, le box 2 s’intéresse davantage (comme il est indiqué dans le résumé) à l’origine des géants. Cette pause salutaire n’entache en rien le rythme soutenu qui traverse chaque épisode. Le mystère s’épaissit pour mieux prendre corps à mi-parcours. L’animé ne fait pas dans la demi-mesure. C’est du brutal comme dirait les tontons flingueurs.

Disponibles en DVD et blu-ray chez @Anime

CONCOURS : 6 COFFRETS (2 DE CHAQUE) À RAFLER ! Pour cela, il vous suffit de nous écrire (à l’adresse concoursbrazil3.0 (a) gmail.com) et répondre à cette simple question : Quel est le nom du projet hybride dans lequel Shuhai Morita s’est illustré avec son court-métrage « Possessions » ? (un tirage au sort départagera les bonnes réponses reçues avant le 5 février 2016, à minuit)

 


Cédric Janet


Kankoiça
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