Abonnez-vous !

WELCOME TO GOOFLAND BRAZIL (and Crossroads) 3.0 — Archives — Livres — Uchronia

Le livre du jour : ma vie de comique [STEVE MARTIN]

Le livre du jour : « Ma vie de comique, du stand-up au Saturday Night Live » par Steve Martin 

Si vous lisiez Brazil, cet incroyable magazine fourre-tout où les plus grandes plumes internationales du monde contemporain sévissaient avec une maestria encore aujourd’hui inégalée, vous connaissez les petits opus littéraires que concocte Capricci depuis quelques années. Maison d’édition dont le thème (moi non plus) gravite autour du cinéma donnant une bonne occasion pour un mensuel qui virevoltait autour du septième art de parler de ses ouvrages. 

Steve MartinEt ce n’est pas parce que le mensuel n’existe plus (trop de succès, trop de drogues, les actrices à satisfaire, voire certains acteurs, trop d’impôts, des nouveaux implants dans  nos parties les plus intimes, se faire greffer un sixième doigt pour taper plus efficacement sur le clavier, etc.), toutes ces raisons de perdre la raison ne sont pas des raisons (funèbres) d’omettre la sortie en ce début d’année 2015 de l’essai de l’immense, que dis-je, du monumental Steve Martin. Et là… un grand blanc sous seing privé de quelques secondes parce que je m’aperçois finalement que très peu de gens en France connaissent ce génial acteur.

Steve Who ? La seule Martin(e) connue par chez nous va à la plage ou à la ferme !! La série s’est d’ailleurs arrêtée parce que comment voulez-vous vendre à des jeunes enfants innocents aujourd’hui, Martine fait du rap, Martine suce des glands, Martine porte le voile en Vendée, Martine and out aujourd’hui c’est clair. Comment ce gars-là (Steve Martin, pour ceux qui ont du mal à suivre) a pu passer aussi inaperçu par chez nous alors qu’il est véritablement adulé en Amérique. Dans les années 80, son one man show remplissait des stades immenses de New York à Los Angeles (en passant même par la Lorraine). C’est une des grandes figures de l’histoire américaine du stand-up (école Lenny Bruce) et on apprend dans Ma vie de Comique comment il a façonné son numéro pendant des années de vache maigre, et comment il a tout stoppé lorsqu’il a commencé à s’ennuyer et à maîtriser son art parfaitement.

En gros, il arrête au moment où les brouzoufs se ramassent à la pelle pour se lancer dans le cinéma et repartir quasiment de zéro et ainsi éviter la cessation d’activité de la création. On est à ce moment-là en 1981. Un an plus tard je vais le rencontrer (par écran interposé) pour la première fois dans le film de Carl Reiner, le tout simplement génial Les Cadavres ne portent pas de costard. Deux heures plus tard, j’étais piqué devant la fausse nonchalance de son jeu d’acteur et devenait un Steve Martin «addict».  Je reconnais que sa filmographie n’est pas remplie de chefs-d’œuvre, mais même quand il joue dans une bouzette, je prends un réel plaisir à regarder Steve Martin, il dégage une bonhomie, une bonne humeur contagieuse que l’on retrouve d’ailleurs dans toutes les pages de Ma Vie de Comique (qui de par ce fait se retrouve être un bonheur de lecture).

De ses débuts dès l’age de 8/9 ans dans les coursives de Disney, en passant par dix ans de galères et d’errances scéniques, les premiers succès, des apparitions de plus en plus fréquentes au Saturday Night Live et la démesure des dernières années, ce livre est rempli d’anecdotes, de rencontres, d’humour absurde et surtout d’une tendresse réelle et sincère. Une excellente et jouissive lecture qui ne vous empêchera pas non plus d’aller jeter un œil sur quelques-uns de ses films et de passer une bonne soirée avec des images pour remplacer les mots.

Allez, on se fait un petit top 5 des Steve Martin pour la peine :

  • 5- Ses duos avec la délicieusement drôle Goldie Hawn : Escapade à New York (1999), Fais comme chez toi (1992) ;
  • 4- Son interprétation du révérend Jonas Nightengale dans le film de Richard Pearce En toute bonne foi (1992), cynique et irrévérencieux ;
  • 3- La tendresse du film de John Hughes Un ticket pour deux (1987) avec son ami John Candy dont le décès le mènera dans une longue dépression ;
  • 2- Le grand foutoir de John Landis !Trois Amigos! (1986) avec Martin Short et Chevy Case ;
  • 1- Sa collaboration avec Carl Reiner : Un vrai schnock (1979), Les cadavres ne portent pas de costard (1982), Solo pour deux (1984), L’homme aux deux cerveaux (1985).

On attend maintenant le volume II de ses pérégrinations cinématographiques qui seront aussi très intéressantes, car il aura été adepte pendant toutes ces années d’un parcours digne d’un grand huit (énorme succès et bide retentissant). Allez, bonne lecture.

Ma vie de comique, du stand-up au Saturday Night Live, par Steve Martin (Éditions Capricci, disponible)

 


 Js Thi

 

 

 

 

 


Kankoiça
août 2015
L Ma Me J V S D
« juil   sept »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  
Koiki-ya