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Le film du jour : LES CONTES ITALIENS

Les Contes italiens AFFICHELe film du jour : LES CONTES ITALIENS

De : Paolo et Vittorio Taviani

Avec : Lello Arena, Paola Cortellesi, Carolina Crescentini, Flavio Parenti,Vittoria Puccini Michele Riondino, Kim Rossi Stuart, Riccardo Scamarcio, Kasia Smutniak, Jasmine Trinca, Josafat Vagni


 

Les Contes ItaliensSoyons honnêtes. Je n’avais pas vu un film des frères Taviani depuis 1987 et leur Good Morning Babylon. Et pourtant les réalisateurs italiens ont sorti régulièrement tous les trois ans des films plus ou moins distribués dans notre chère France. Revoir les deux compères en haut de l’affiche avec leur déclinaison du Décameron de Boccace était fort intrigant et alléchant.

Hasard de l’actualité, on trouvait au générique Rosabell Laurenti Sellers, la jeune actrice dénudée qui venait de faire le buzz dans l’épisode 7 de la cinquième saison de Game of Thrones. Outre ce détail croustillant pour certains, les présences de Riccardo Scamardo et Kasia Smutniak finissaient de me convaincre de voir cette énième déclinaison du Décameron.

Dieu que la Toscane est belle ! Sans la peste qui y règne au XIVème siècle et qui provoque la fuite de dix jeunes gens hors de Florence. Pendant dix jours, hors du chaos total, dans une maison de campagne isolée, les sept filles et trois garçons vont narrer tour à tour des histoires d’amour tragiques, cocasses ou immorales. Une façon d’oublier la noirceur du monde en se réfugiant dans l’imagination. Jusqu’au jour où la réalité doit être vécue et affrontée de face afin de ressortir grandi d’une terrible épreuve.

À l’époque où la religion recommence à dicter ses lois via des détournements obscurs, ce film tombe à pic afin de sauver l’Amour. Paolo et Vittorio Taviani se sont baignés dans un véritable bain de jouvence et nous offrent un film que l’on pourrait destiner aux jeunes gens épris de sentiment pur. La sensualité transpire dans les paysages toscans. Certaines scènes flirtent avec l’hédonisme. Mais nous avions été prévenus, les jeunes gens avaient fait vœu de chasteté. Il y a donc de l’érotisme sous-jacent, mais point de libertinage ou de lubricité. Comme si les frères Taviani épousaient le monde actuel où l’interdit est cloué au pilori, où l’obscurantisme prend le pas sur la liberté.

Les Contes Italiens sont donc cinq nouvelles où l’Amour est décliné sous toutes ses formes : passionnel, violent, curatif, éternel, dévoué et merveilleux. C’est un voyage poétique et bucolique où l’espoir réside dans la jeunesse. Les Taviani ont-ils l’esprit suranné ? Personnellement, ça me convient.

Les Contes Italiens, sortie salles le 10 juin 2015

 


Eric Coubard


Kankoiça
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