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Le disque du jour : SLASH [CD/DVD]

Le disque du jour : SLASH [CD/DVD]

Parfaite synchronisation (forcément pas une coïncidence, sont malins chez Eagle Vision) : au moment où Slash, accompagné de Myles Kennedy et de ses Conspirators de choc s’apprêtent à welcomer dans la jungle du Hellfest, sort cet excellent live, rock & roll jusqu’au bout du médiator et, cerise sur la chouquette, enregistré au mythique Roxy, sur Sunset Boulevard, à L.A.


 

Slash1Cela n’a trompé personne, Guns & Roses, c’était d’abord et surtout Slash, pas le reste du groupe, trop inconsistant, et certainement pas Axl Rose (d’ailleurs « casté » en dernier), son timbre de chèvre égorgée souvent insupportable, son ventre à bière et son début de calvitie ridicule (oui, on avait dit « pas le physique », mais j’ai oublié, pardon aux ventres à bière aux cheveux gras mais filasses). D’ailleurs, Guns & Roses sans Slash, ça ne vaut pas un pet de lapin (comme dirait Cédric Janet, notre spécialiste en expressions désuètes qui, de sa campagne bourguignonne, vit en perpétuel jet-lag —de plusieurs décennies— par rapport au reste du monde). Réécoutez donc Chinese Democracy, l’album du retour en 2008 (sans Slash, et avec simplement de remarquable son coût exorbitant de production : 13 millions de dollars !) si vous en avez le courage : ça n’a plus aucune saveur, c’est du heavy metal sans âme, avec des parties de guitare exagérément alambiquées et cliniques (du Zappa de 27ème zone ?), où l’on se perd en deux riffs, trois mouvements, mais ne se retrouve plus jamais.

Alors que Slash a toujours su rester simple (pas simpliste), efficace, un peu à la manière d’un Joe Perry (Aerosmith), clairement son influence principale côté style guitaristique. Et l’on retrouve cet esprit hautement (comme son chapeau) rock & roll dans tout son parcours, avec le très carré Snakepit, puis le plus explosif (mais éphémère, quoiqu’encore vivace puisque le guitariste a annoncé l’année dernière chercher un remplaçant à Scott Weiland, si si) Velvet Revolver et maintenant en solo —mais avec Myles Kennedy.

Slash2Myles Kennedy, c’est également loin d’être n’importe qui. Nombre de nos lecteurs se souviennent probablement de son groupe After Bridge, formé avec les ex-Creed, qui faisait suite aux plus méconnus Mayfield Four et Cosmic Dust, et qui distillait un hard rock alternatif et presque post-grunge. Slash et Kennedy se sont parfaitement compris et entendus dès la participation de ce dernier au premier album solo du guitariste à haut-de-forme, sur deux titres (« Starlight » et « Back from Cali »). Cette entente s’explique sans doute par le fait que Myles Kennedy n’est pas qu’un admirable chanteur, c’est aussi un sacré guitariste (plutôt rythmique). Tant et si bien qu’il devient immédiatement le sidekick idéal et LE chanteur de Slash pour sa première tournée solo (début 2010) et que, depuis, ils ne se quittent plus.

Le plus fort, c’est que Kennedy a aussi réussi à se réapproprier les (meilleurs) titres de Velvet Revolver, de Slash’s Snakepit et même de Guns & Roses, ce qui leur permet de présenter sur scène un éventail de titres extra-large et de proposer la crème de la crème de chacune de ces formations successives. Et l’on retrouve bien sur ce très rock & roll album live toutes ces différentes sources, mais aussi les meilleurs morceaux composés par la paire Kennedy/Slash depuis l’album Apocalyptic Love (de 2012). On sent aussi que la tournée US en première partie d’Aerosmith (où Slash a pu côtoyer son idole Joe Perry) a fait le plus grand bien au groupe, qui tourne comme jamais. Pour ceux qui étaient de l’une des deux dates parisiennes de novembre 2014, c’est bien simple, vous prenez les mêmes, mais… en mieux. Encore mieux et même encore bien mieux !

L’album est disponible dans tous les formats possibles : DVD, blu-ray, CD (double) ou vinyle (triple !)… À noter cependant que les versions audio comportent 19 titres contre 17 pour les DVD ou blu-ray. Sont en effet en sus « Halo » et « Doctor Alibi », au premier tiers du concert, avec un sequencing complètement différent par ailleurs, le milieu du concert (« You’re crazy », « Wicked stone » et « 30 years of life ») étant recasé en bonus, avec donc un concert plus ramassé dans sa version filmée. Mais pour toutes les versions, le final est le même avec l’ultra-jouissive succession de « Sweet child of mine », « Slither » et « Paradise City ». Du lourd, qu’on vous dit !

Slash CD Slash DVDCONCOURS : 5 DVD ET 5 DOUBLE CD À RAFLER ! Pour cela, il vous suffit de nous écrire (à l’adresse concoursbrazil3.0 (a) gmail.com) et répondre à cette simple  question : qui chante sur la version studio du morceau « Doctor Alibi » ? (un tirage au sort départagera les bonnes réponses reçues avant le 25 juin 2015, à minuit)

 

 

Slash, « Live at the Roxy 25.9.14 » (Eagle Vision, DVD, blu-ray, double CD, triple vinyle, disponibles)

 


Doctor Bloodmoney / Photos © DR


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